Depuis le tout début du projet "Cinémarde", il nous a semblé que les visiteurs impromptus ou occasionnels ne semblaient pas saisir l'essence de ce que nous voulions accomplir. Ils n'arrivaient pas à cerner notre but, notre motivation, ni même notre approche. Il est donc logique de vouloir nous expliquer, à travers ce bref mais néanmoins exhaustif tour d'horizon, qui, nous l'espérons, saura répondre à vos questions les plus indiscrètes sur nos habitudes de toilette.
Quel est le mandat de Cinémarde?
Cinémarde n'a jamais eu la prétention de pouvoir délimiter le bon du mauvais, cinématographiquement parlant. Nos connaissances dans le maniement de la caméra et dans les subtilitées de la réalisation sont plutôt limitées. Cela dit, nous nous considérons comme experts dans l'appréciation du côté du divertissement, c'est à dire que nous évaluons avec une certaine justesse le taux d'agréabilité d'un film, sa capacité à faire rire, à garder l'esprit en éveil, à captiver son auditoire. C'est donc à partir de ce critère seul que nous visionnons les films et que nous les sélectionnons.
Quel est le créneau de Cinémarde?
N'ayant jamais réellement senti le besoin de se limiter, nos critiques cinémardiens ont opté pour un éventail large au niveau du choix des films. Notre genre le plus pur reste le film involontairement ridicule, celui qui voulait bien faire mais qui échoue d'une manière infiniement amusante. Ce type est également appellé le "nanar" en France, et institue le mauvais film sympathique comme un genre en soi. Mais nous nous refusons à exclure les autres, les nuances de ce concept, tous ces films tout aussi mauvais qui ne sont peut-être pas aussi involontaires, mais qui restent néanmoins fort appréciables, comme
Commando de Mark L. Lester par exemple, qui est érigé en grosse connerie stéroïdée, mais qui est probablement loin d'avoir voulu projeter l'exagération aussi loin. Et puis, il y a les grosses bouzes totalement assummées, mais qui, pour une raison obscure, fonctionnent très bien même en pensant que l'impulsion originelle a atteint sa cible (notons
Braindead et
Army of Darkness), et qui garantissent un divertissement par le truchement de leurs défauts pourtant calculés. Pour clore le tout, nous ne laissons pas de côté les films de qualité, issus de genres marginaux et caricaturés à l'os, qui restent de très bons films mais dont les replis un peu ridicules se décortiquent très bien. Ne pensons qu'à
The Evil Dead ou à
Hard Target, qui, bien qu'ils constituent des productions honnêtes et réussies, n'en restent pas moins pertinents à Cinémarde en terme de matériel. N'allez pas croire que nous soulignons leurs défauts pour les tourner en dérision ou les discréditer: nous adorons d'une certaine manière tous les films que nous critiquons, et rire d'eux (et parfois avec eux) constitue plutôt une manière des les glorifier à leur juste valeur!
Il ne serait pas écarté que l'on s'attaque un jour à des films oscarisés établis comme bons mais qui ne méritent que les pires régurgitations (comme
Titanic par exemple) ou à des oeuvres artistiquement abouties mais au ton absurde et étrange (
Eraserhead de David Lynch serait un bon choix), mais pour l'instant, il est établi que nous nous concentrons sur ce qui est déclencheur de ridicule: barbares, robots, ninjas, super-héros, monstres ridicules, tas de muscles invincibles, et plus encore! C'est ainsi que, le temps d'une consultation du site, des productions aussi diamétralement opposées que
Yeti, le géant du vingtième siècle et
Rocky peuvent se cotoyer dans l'allégresse la plus totale!
Car, au fond, le divertissement prime, et il est fécond à l'éclatement des genres.
Gloire à la marde!