
Le titre a de quoi laisser rêveur: un homme, incroyable de surcroît, qui fond! Écrit et réalisé par Williams Sachs, le film avait d'abord été entrevu pour un succès commercial, avant de se planter royalement au box-office. De nombreuses techniques de marketing avaient été employées afin d'attirer le cinéphile potentiel: photos juteuses et explicites, comptoir personnalisé devant le cinéma où roulait en permanence la bande-annonce du film, et même du maquillage liquide dégoûtant offert à l'entrée!
Pourtant, lorsque nous regardons cette oeuvre, il y a de quoi s'interroger. Mais qui a bien pu croire que cette pourriture pourrait obtenir un succès à grande échelle? Si l'on met les quelques fans extrêmes de films douteux de côté, il ne reste personne pour apprécier cet effort cinématographique où, pendant plus d'une heure, notre personnage principal ne fera que fondre un peu partout tout en se déplaçant confusément dans une forêt déserte.

Ted Nelson : Docteur en charge de la mission ultra-secrète ayant pour but de rechercher l'homme qui fond. Malgré le caractère confidentiel de l'affaire, il en racontera les fondements à tous ceux qu'il croisera.
Général Perry : Vieux général faisant office d'agent secret présent dans l'affaire pour guider Ted Nelson vers l'incroyable homme qui fond afin de déterminer s'il est contagieux. Il mourrera stupidement en se faisant mordre une joue.
Neil Blake : Shériff d'une petite ville, Neil est un homme de valeurs qui n'a pas peur d'aller jusqu'au bout pour défendre ses citoyens, quitte à périr d'une chute de 20 mètres durant laquelle il s'électrocutera.
Judy Nelson : Hystérique femme du docteur, on la droguera pour la faire taire. Elle possède également des pouvoirs psychiques qui la rendent capable de sentir la mort de sa mère.
Steve West : L'homme qui fond! Apparemment, fondre ne fait pas réellement son affaire, et même qu'on pourrait dire que ça le rend INCROYABLEMENT en colère.

Suite à un vol autour de saturne, l'astronaute Steve West et ses deux compagnons sont exposés à la lumière du soleil se réflétant sur les anneaux, ce qui, dans une transposition inexplicable, transmet des radiations dans le vaisseau. Il n'en fallait pas plus pour que nos amis soient frappés d'un mal étrange.
Plus tard, West se réveille à l'hôpital. Il est le seul survivant de la mission dans l'espace. Alors qu'il se lève, il remarque qu'il a un bandage sur le visage. Horreur et damnation! Il le retire, pour découvrir la terrible vérité: il fond!
Cet état de fait déclenche chez lui une incroyable colère qui le pousse à s'échapper de l'hôpital en question. Une fois à l'extérieur, il découvrira rapidement qu'il doit se nourrir de chair humaine s'il veut que la sienne se regénère. N'écoutant que son instinct de survie, Steve West décide d'errer dans la forêt à la recherche de personnes vulnérables à dévorer. Il tombera notamment sur un pêcheur qu'il attaquera et décapitera sans remords. Il ajoutera même l'insulte à l'injure en écrasant le sandwich de ce dernier, gâchant son pique-nique.
D'ailleurs, c'est une attaque bien étrange que celle-là. Alors que l'histoire part voguer dans d'autres directions (nous voyons les conversations de d'autres personnages à propos de la situation), la tête du pêcheur, elle, fait quelques apparitions. D'abord, suite à un dialogue sur une plate-forme, nous voyons l'incroyable homme qui fond garrocher la tête dans la rivière. Puis, l'histoire avance en parallèle, jusqu'à plus tard où, sans rapport aucun, nous revenons à cette tête flottant dans la rivière, juste pour la voir tomber au ralenti dans une chute d'eau et se fracasser sur un rocher! Totalement ridicule, mais définitivement une pièce d'anthologie!
Enfin, pour revenir à l'histoire principale, l'homme qui fond erre dans la forêt, faisant peur à des enfants et attaquant quelques personnes des environs. Pendant ce temps, une enquête est menée, où Ted Nolan et le général Perry investiguent les déplacements du meurtrier juteux.
Ils retrouvent finalement sa trace alors qu'il attaque une femme et son copain, confrontation durant laquelle il se fait couper un bras au hachoir (le bras bougera toujours une fois sur le sol, d'ailleurs). Il se réfugiera ensuite dans une usine où il devra affronter ses poursuivants une bonne fois pour toute.
Je ne divulguerai pas la fin, mais je mentionnerai toutefois quelque chose qui tombe complètement à plat: l'homme qui fond se résoudra à fondre vis-à-vis un mur quelconque et sera récupéré à la pelle par un concierge qui foutra ses restes dans un baril de vidanges. Avouez que vous vous attendiez quand même à quelque chose de plus palpitant pour la liquéfaction finale, non?
Les cockpits des vaisseaux spatial sont construits exclusivement avec du plastique.
La lumière stellaire fait saigner du nez, mais seulement d'une narine et sous la forme d'un mince filet.
Si votre équipage complet meurt dans la navette spatiale que vous occupez alors que vous êtes en orbite autour de saturne et que vous tombez dans le coma, vous pourrez tout de même vous réveiller quelques temps plus tard dans un hôpital terrien.
Les cas médicaux inexplicables et jamais vus qui requièrent des soins urgents sont souvent laissés sans surveillance.
Les sangles de lit d'hôpital sont en fait des ceintures de sécurité de voiture qui ont une nouvelle vocation.
Découvrir que l'on fond donne envie de détruire du matériel médical.
Lorsque l'on se fait poursuivre, il est inutile de perdre du temps à ouvrir des portes, suffit seulement de se passer au travers!
Les gens qui grognent en forêt font peur aux poissons.
Il existe des machines qui servent à détecter l'épiderme fondu.
Il y a des peines de prison prévues pour vol de citron.
Se crisper sans réagir lorsque nous voyons un monstre apparaître dans notre rétroviseur n'aide étonnamment pas à s'en sortir vivant.
Restez stupéfaits devant des effets spéciaux douteux alors que l'on tente de vous faire avaler une vue du soleil via les anneaux de saturne alors que ce n'est qu'un documentaire sur les volcans montrueusement rapiécé au film.
Assistez à une scène de poursuite à l'ultra-ralenti montrant en gros plan les seins balottants d'une grosse infirmière hystérique qui finira de toute manière par se faire attraper et tuer (seulement dans la version "uncut", les amis).
Posez-vous des questions sur le jeu d'hansel et gretel joué par l'homme qui fond, qui substitue les morceaux de pain pour utiliser des coulées d'épiderme fondu. Questionnez-vous également sur la texture qui rappelle une garniture de pizza et sur l'oreille qu'on trouve collée sur un arbustre.
Soyez consternés devant le travail d'un photographe amateur sexuellement obsédé qui arrache la brassière d'une fille récalcitrante pour prendre des photos des ses seins contre son gré.
Voyez toute la beauté de la réalisation professionnelle, alors que l'on a droit à une conversation téléphonique où l'on voit les deux interlocuteurs séparés par une grotesque ligne verte en plein milieu de l'écran ainsi qu'à une scène coupée qui enchaîne les moments de tricottage et de fondage à un rythme éffréné.

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Le ridicule du film l'anime plus qu'il le tue, heureusement. Des tas de scènes incohérentes prennent place et nous plongent dans la perplexité. Pourquoi deux personnes âgées arrêteraient-elles en pleine nuit pour voler des citrons dans un arbre? Pourquoi les enquêteurs passent-ils autant de temps à manger et à se prélasser alors qu'un tueur fou erre et qu'il faut le découvrir aussitôt que possible? Des incongruités multiples, qui feront rire les amateurs de films risibles.
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Les effets spéciaux entourant l'incroyable homme qui fond font tout de même le travail. Un bon dosage, juste assez bien pour crédibiliser ce qui se passe, et assez caricatural pour tirer de l'amusement à ses dépens.
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La lenteur du déroulement est horripilante. L'homme qui fond ne fait qu'errer inlassablement, et les prises sont souvent étirées plus qu'il le faudrait. Nous avons l'impression de nous enfoncer lentement dans des sables mouvants en regardant ce film.
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L'histoire en tant que tel est complètement vide. On découvre très vite que tout ce qui compte, c'est un homme qui fond, et que le reste est plutôt accessoire.
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Pour ceux qui aiment les films mauvais (et il y en a), ce film est tout indiqué. Plutôt long par moments, mais contient toutefois assez de moments absurdes pour divertir. Par contre, pour ceux que les longueurs tuent, cela pourrait s'avérer comme une lente torture, version moderne de la goutte! À éviter. |


Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.
Résumé: La classique scène de la tête dans la rivière.

Commentaires
Simon
13 Juin 2007, 11:12
Je sais pas pourquoi mais ya quelque chose qui m'empêche d'aller louer ce
vidéo.... Pourquoi ? Est-ce que j'vais me mettre a fondre pour ce ?
William Le Blanc
01 Mai 2007, 07:27
Haha! Mon père m'avait déjà parlé de ce film et en plus, je l'ai vu à mon
club-vidéo! Je vais essayer de le louer dès que j'aurai le temps!
Leopold Bloom
10 Avr. 2007, 10:32
Hahaha! Il faut à tout prix que je vois ça. Très bonne critique, j'ai bien
ri.
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