Même si je sais pertinemment que vous avez pour la majorité tous vus ce classique de l’horreur des années 80, je vais quand même en traiter, puisque non seulement il a été une source d’inspiration pour plusieurs autres films subséquents, mais aussi parce que, aussi étonnant que cela puisse paraître, certaines personnes sans aucune culture cinématographique pourraient actuellement ne jamais avoir entendu parler de ce chef d’oeuvre où s’entremêlent décapitations, vomissements de gruau bleu et erreurs de continuité.
Ashley J. Williams : Bruce Campbell! Jeune homme plutôt fifon qui sera le seul survivant du massacre.
Scotty : Téméraire et courageux, Scotty n’hésite pas à braver tous les dangers afin de sauver ses amis. Malheureusement, ce courage étant peut-être un peu démesuré, il lui suffira de quelques lacérations au visage pour se mettre à agoniser comme un imbécile.
Linda : Petite amie de Ash. Elle a un rire franchement fatigant et elle se fera heureusement taire lorsque décapitée par une pelle.
Shelly : Blonde de Scotty, se fait posséder lorsque laissée seule dans la chambre.
Cheryl : Amie des deux couples, elle est la première à se faire posséder. Elle participe aussi à une scène de sexe torride avec un arbre.
Histoire classique : Une bande d'amis se rendent dans un chalet délabré au fond des bois et se font tuer un à un.
C’est grâce à la découverte d’un magnétophone par Scotty et Ash, qui inspectaient le sous-sol, que survient la résurrection d’un démon sumérien. Les incantations récitées sur les bandes sonores ont tout de suite permis la possession des gens occupant le chalet par une force maléfique ce qui, par la suite, conduit à une série de morts aussi divertissantes que sanglantes.
Vous épargnant les détails, puisque vous connaissez fort probablement la suite, Ash sort du massacre comme étant le seul survivant, les autres ayant crevé d’une mort abominable et juteuse.
Les démons sont remplis de patates pilées.
L'os de la cheville peut être aisément transpercé par un crayon à mine.
Voir les volets d'une maison claquer tout seuls soutire beaucoup plus de cris de terreur que le fait de décapiter sa petite amie.
Étrangement, en pleine nuit, il y a d'immenses "spots" de lumière dans la forêt.
De l'eau de mirroir, ça fait mal aux mains. Très mal.
Il est pertinent de barricader une porte même si une immense fenêtre est grande ouverte juste à côté.
Les arbres sont des prédateurs sexuels.
Les pelles coupent de manière chirurgicale.
Les démons aiment projeter les gens dans les étagères.
La lune est constament entourée d'un carré bleu.

Ash qui décapite la tête de sa petite amie avec une pelle et qui s'écroule sous le poids du cadavre qui tombe est une scène particulièrement savoureuse. Nous avons ensuite droit au très divertissant "cou décapité qui gicle dans la face du héros".
La scène où Cheryl se fait violer par un arbre dans la forêt est particulièrement troublante. Rappelez-vous de garder les fesses serrées lors de vos randonnées pédestres.
Scène inutile : un 360 de caméra dans le sous-sol pour absolument aucune raison.
Une autre scène super est la décapitation totale de Shelly. D'abord brûlée, on la poignarde ensuite, puis on la découpe en morceaux à la hache. Superbe! J’adore les membres inertes qui frétillent sur le sol comme des truites se tortillant lamentablement dans leur agonie.
Il y a aussi un instant où on lui coupe la main, et, désinvolte, elle se contente de se manger le poignet pour s'arracher le reste de la main devenue inutile.

La scène de l’enfonçage des pouces dans les yeux est instructive. Il y a au moins deux cannes de soupe de sang dans chaque oeil, mais aucune humeur aqueuse. Ça m’en apprend un peu plus sur l’anatomie complexe des zombies.

La fameuse scène du poignardage de cheville au crayon est toujours un mystère pour moi. Je dois trouver où me procurer ces crayons là, ils semblent solides sans bon sens!
Mes autres scènes favorites sont stupides : Ash qui vire complètement fou en voyant les volets claquer, et Ash, encore, qui se fait déverser un tuyau rempli de sang dans le visage et qui se fait ensuite aveugler par un projecteur ensanglanté pendant qu’une musique joyeuse résonne.


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Il y a plusieurs scènes gore mémorables dans ce film! Même s’il y a eu un lot de films plus sanglants, The Evil Dead a tout de même ouvert la porte à plusieurs autres cinéastes pour ce qui est de faire des longs-métrages plutôt juteux, tout en restant avec un budget plus que modeste. C’est un des classiques du genre et, malheureusement, trop peu nombreux sont les films d’horreur ayant atteint un grand public qui osent montrer des scènes de décapitation aussi graphiques.
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Pour ce qui est de l'histoire, sans être ultra originale, elle reste excellente puisqu’elle ne s’inspire pas directement de quelque chose. C’est un film avec des zombies, mais ceux-ci sont le résultat de possessions et non de virus ou de contamination chimique comme c’est le cas bien souvent. Il n’y a aussi aucune transmission par les morsures. C’est un film de démons où on mise beaucoup sur la violence et sur le "choc" des cinéphiles face aux décapitations non-censurées. Il faut dire que le premier de cette série Evil Dead se voulait sérieux et était fait dans l’optique de faire peur (même si l'effet se perd avec le temps).
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Malgré que certains effets soient bâclés (comme le « image par image ») et que les erreurs (continuité, éclairage, etc.) soient nombreuses, The Evil Dead reste tout de même efficace sans tomber dans le ridicule comme le fera son successeur, The Evil Dead II : Dead by Dawn.
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Pour ce qui est du rythme, il est très bien soutenu à partir d’environ la 35e minute. Avant cela, on tente de mettre une atmosphère et de bien ancrer les bases de l’histoire. Lorsque l’on est à notre cinquantième écoute du film, certaines des scènes de ces trente premières minutes peuvent finir par nous paraître longues. Par contre, dès que les possessions commencent, les temps morts se font plus rares, même s'il en reste.
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Un must. Un sacrament de must!
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Résumé: Démembrer des démons c'est une chose, mais voir des volets claquer, là, ça dépasse vraiment les bornes!

Commentaires
Despote
09 Oct. 2008, 16:52
Très juste. J'ai été surpris de constater que facilement le tiers des gens
qui connaissent la trilogie croient que le II est une sorte de "remake" du
premier. Or, si on est attentif, on peut remarquer que le moment où Ash se
fait atteindre par le démon à la fin de The Evil Dead est le moment exact
où le deuxième film prend son envol officiel (dans un savoureux plan de
montage dégueu' dans les arbres).
Il semble évident que le récapitulatif du départ a été fait très rapidement
pour rappeler l'histoire, et non pas pour faire une nouvelle introduction.
Rajouter le deuxième couple dans ce récapitulatif était surperflu et pas
nécessaire à la compréhension, d'autant plus que ça a pas dû être produit
avec beaucoup de passion, considérant qu'ils devaient refilmer pour les
fameuses raisons légales.
C'est la même chose au début de Army of Darkness d'ailleurs...
Fel
08 Oct. 2008, 21:19
Evil Dead II n'est pas une version retravaillée de Evil Dead. C'est pour ça
le "II" dans le titre. Pour indiquer que c'est une suite. Le début n'est
qu'un récapitulatif qui a dû être refilmé pour des raisons légales.
Credo Quia Absurdum
24 Oct. 2007, 15:16
Qui aurait été capable de prédire qu'un dénommé Sam Raimi qui a fait ce
film il y a déja presque 25 ans aurait un jour réalisé la plus populaire
série de films au monde en Spiderman?! Pas moi en tout cas.
Franco
10 Avr. 2007, 13:28
Le classique des classiques!
Sans l'engouement naissait pour le cinéma à la maison à cette époque via
les magnetoscope ce film serait aujourd'hui mort et enterré.
Evil Dead 1 et 2, quand j'ai le bonheur d'avoir en dvd en version livre de
la mort que tu pèses sur l'oeil et qui hurle, sont des incontournables de
la rigolade maccabre.
Séb
05 Avr. 2007, 20:42
Aaaaaaah! Evil Dead, dire que ce petit film au budget de rien du tout a
ouvert tant de porte ! Tout comme les puristes, j’ai moi-même davantage
apprécié l'originale, cette version brute, un peu bâclée, où le mythe prend
son envol, et où on est cloué sur notre divan par les effets qu’amènent les
angles de caméra des plus originaux, sans oublier la trame de sons
inquiétante qui rend palpable l’ambiance et le délire du personnage
principal.
Pour ce qui d’Evil Dead II, une version retravaillée de Evil Dead, il
dévoilera un autre aspect du chef d'oeuvre, plus fignolé, où bonnes doses
de goofy et d'arabesques Campbelléenne ont été rajoutées. Cela dit, ces
ajouts offrent de fabuleuses scènes au film. Ce dernier fera éternellement
vibrer la corde cinéphile en moi par le regard colérique et totalement
disjoncté de Ash lorsqu'il s'apprête à tronçonner sa main.
Effectivement : un must.
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