Critiques




   SANTA'S SLAY


   25 OCTOBRE 2005


   DAVID STEIMAN


   BILL GOLDBERG (OUI OUI, LE LUTTEUR)


    1H18


    PAS CADO


    COMÉDIE/SLASHER





 

 

 







Les films de père noël meurtrier ont toujours été une déception pour moi, à commencer par l'ennuyant Christmas Evil, dans lequel un homme simple décide de devenir fou seulement vers la fin de notre visionnement et revêt son costume pour commettre un ou deux actes disgracieux cheaps avant de crever lamentablement... L'arrière goût fut amer.

C'est pourquoi j'abordai Santa's Slay en m'attendant à une nullité totale, à un autre slasher mauvais dans lequel le même type de meurtre au couteau allait se répéter inlassablement, probablement de tous les angles inimaginables et dans différentes locations merdiques sans éclairage.

J'ai cependant eu une belle surprise lorsque j'ai découvert QUI se trouvait sous le costume dudit meurtrier, et, dès lors, mes doutes se sont dissipés, laissant toute la place à un amusement de plus en plus grandissant.





Père noël: Notre image du gentil grand-père bedonnant qui transpire la bonté et la gentillesse avec ses gants blancs et ses grelots est substituée à une nouvelle réalité effrayante: en fait, le tout n'est qu'un leurre, résultant d'une punition qui a obligé Santa à agir de manière débonnaire pendant 1000 ans. Ces années sont maintenant écoulés, et le fils de Satan (je vous le jure), personnifié par nul autre que le lutteur Bill Goldberg (Universal Soldier: The return), revient dans la ville de Hell pour massacrer les habitants et faire peur une fois pour toutes aux enfants.


Nicolas: Jeune hérétique soumis qui refuse de croire que le père noël est un être sanguinaire sorti tout droit des enfers. Il n'aura cependant pas vraiment le choix de s'incliner devant la logique lorsqu'il verra un rêne-buffle géant piétinner son grand-père à mort.

Grand-père: Vieil épouvantail nécrosé et sénile qui est considéré comme le fou du village. Évidemment, comme dans tout bon film cliché qui se respecte, on découvrira que ses théories apparamment folles sont réelles, mais pas avant que Goldberg ait tué au moins la moitié de la population de l'endroit.


Mary: Pendant féminin de Nicolas, elle aime se faire toucher les seins alors que son cou est ceinturé d'un demi-cercle de morceaux de verre coupants.

Mr. Green: Restaurateur juif qui donne des rabais à ceux qui le détestent. Finira encastré dans le mur par un coup de chandelier à la gorge.


Le pasteur: Homme saint qui passe le plus clair de son temps entre le bar de danseuses et l'église, où il force les gens à donner des billets plutôt que de la monnaie (car les danseuses préfèrent les billets, je présume). Sa bonne conduite lui vaudra de faire une chute d'une cinquantaine de mètres et de terminer sa course empalé sur un poteau.






Selon la mythologie de Claus, toujours vivante dans les pages d'un bouquin transmis de générations en générations chez les Yuleson, Santa serait le fils de Satan, et noël aurait autrefois été son jour de prédilection pour semer la terreur sur la terre en tuant gratuitement femmes et enfants. Cependant, un jour, il a fait un pari avec un ange. S'il perdait, il devait changer son chapeau de bord et devenir extrêmement gentil pendant mille ans.

Vous pouvez évidemment deviner qu'il a perdu (ce qui nous donne l'héritage présent) mais que ces jours sont venus à terme et que le père noël peut reprendre sa quête de destruction, quête probablement galvanisée par les centaines d'années où il a refoulé sa haine!

Sans ambages, le père noël entre dans un massacre continuel, qui finira cependant par le confronter à la famille détentrice du fameux livre de Claus (Nicolas et son grand-père) ainsi qu'à l'ange qui l'a envoyé tâter des enfants dans des centres d'achats miteux. Le tout atteindra son paroxysme lorsque notre vilain se pointera en zamboni pour mettre fin au conflit...






  • Les oiseaux mal cuits goûtent le soulier.

  • Les personnes âgées disparaissent dans le seul but d'aller construire des bunkers.

  • Le papier de toilettes brun est une mauvaise idée.

  • Il est pertinent d'user de nettoyant au préalable avant d'utiliser un poteau de danseuses nues comme arme.

  • Les démons et les anges résoudent leurs conflits dans d'épiques confrontations de curling.

  • Le souci premier des tueurs en série est de situer géographiquement l'emplacement de découvertes des corps qu'ils laissent derrière afin de former une dessin funèbre sur les cartes dans les commissariats.

  • Faire du troc est encore possible, surtout si c'est pour donner nos poumons contre un bazooka.

  • Les indiens qui parlent par un trou dans la gorge rêvent secrètement de chasser des buffles volants.

  • L'une des nouvelles questions relatives au contrôle plus rigoureux dans les aéroports s'interroge sur l'état du scrotum des futurs passagers.





  • Cramponnez-vous à votre siège devant une introduction en trombe pendant laquelle notre père noël diabolique arrive chez une famille grossière, y défonce la cheminée, avant d'aller frapper le chien du pied pour l'envoyer dans le ventilateur de plafond! Il ne fera alors que commencer un massacre pendant lequel il roulera sur la table et plantera des couteaux dans les mains du paternel, tuera une femme en lui brûlant le cuir chevelu ainsi qu'en la noyant dans du eggnog, en tuera une autre avec une patte de table puis une autre avec un shuriken d'étoile de sapin, et conclura le tout en beauté en gavant notre dernière victime de dinde jusqu'à ce que mort s'en suive! Yee-Haw!


  • Découvrez pourquoi le père-noël n'a aucun problème à frayer son chemin dans le traffic quotidien: il n'a qu'à pulvériser les vieilles dames qui roulent 20 sous la limite avec son rêne-buffle d'une tonne...



  • Assistez à une poursuite particulièrement loufoque alors que nos jeunes héros en motoneige tentent de survivre à une attaque aérienne du père noël, qui consiste en une pluie irrégulière de cadeaux explosifs


  • Voyez les vertus d'un langage conversateur exempté de jurons alors que de petits garçons qui sacrent à tour de bras se font littéralement exploser la tronche et calciner le cou par un cadeau surprise. La réaction des grands-parents sera partagée entre la tristesse et l'idée savoureuse de bientôt pouvoir caresser l'argent des assurances.

  • Discernez toutes les subtilitées d'attaques à saveur du temps des fêtes, alors que notre bienfaiteur Santa plonge une canne bonbon dans l'oeil d'un clochard, étrangle un portier avec une couronne de noël, crucifie un policier sur un babillard avec un schéma de punaises en forme de sapin et punit les pécheurs sur la liste des "pas sages" en foutant le feu dans un bar de danseuses dont le seul client est un prêtre (mais qui a tout de même la décence de posséder une équipe de sécurité nombreuse pour alimenter la scène de carnage qui va suivre). D'ailleurs, cette scène contient un de mes moments favoris, alors qu'un des gars de la sécurité se plante sa propre pioche dans le crâne.


    Crack!






  • Malgré un manque évident de talent d'acteur, Goldberg remplit son rôle à merveille. Chacune de ses attaques est d'ailleurs extrêmement brutale, rapide. De la mollesse à ce niveau aurait grandement appauvrit l'expérience.

    Le film sait ce qu'il est et ne cherche pas à se cacher sous un faux sérieux. Les situations loufoques sont donc multiples et s'enchaînent à un rythme très satisfaisant, utilisant sans cesse les objets typiques de noël pour les insérer dans des scènes de meurtres efficaces.


    Les dialogues sont mauvais de chez mauvais, et pas nécessairement de manière amusante. C'est juvénile sans bon sens, et on se sent un peu malaisé d'écouter quelque chose de si forcé, de si maladroit, de si cliché, de si stupide. L'humour par la parole semble cibler un public pré-pubescent. Dommage.

    Encore une fois, le "scénario" de base, au-delà des attaques du père noël, est traité de manière insipide. Pas que l'on s'attende nécessairement à quelque chose d'intellectuel, mais tout ici respire l'amateurisme et la déficience. Les blagues sont soulignées en gras, l'histoire est montée avec des traits bien soulignés (riez ici, soyez attendris ici, etc...) et cela ronge notre divertissement face aux scènes sanglantes qui restent hilarantes malgré tout.

    Loin d'être un ennui, Santa's Slay se démarque par son personnage de méchant père noël très réussi ainsi que par ses scènes de violence caricaturales et sans compromis. Il est seulement désolant que toute la frioriture, tout ce qui entoure ce noyau bien réussi, ne soit qu'un paquet de merde peu inspiré. Un film qui s'écoute très bien, de temps à autres.





    Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

    Résumé: C'est important de finir son assiette.




    Commentaires

    luuuttteee
    27 Sep. 2007, 21:21
    voilà pourquoi il hésite pas a ridiculer l'icone crétien!

    C'est une guerre de religions!
    Gratien Hétu
    26 Sep. 2007, 21:37
    Fait à noter...Bill Goldberg est Juif.

    Yep !
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