
Je suis particulièrement biaisé devant un film de Seagal, puisque j'ai un faible pour le pètage de bras intensif. Toutefois, comme ce film fait partie de la série de bons films d'action que Seagal a fait avant de devenir une idole japonaise à faire des films avec des passes de la matrice, j'aurai un peu moins l'air fanatique que si j'étais bandé devant Submerged ou un autre navet du genre.

Gino Felino, membre de l'escouade tactique anti-narcotiques de la police de New York (évidemment, c'est Seagal).

Richie Madano, un gros drogué qui ressemble à Alain Zouvi avec une moustache et les cheveux lichés.
Vicky Felino, la femme de Gino, qui semble vouloir le crisser là, mais qui finit par se remettre à tripper sur Seagal, probablement grâce à son 12 pompeux.
Bobby Arms (notez le nom de famille incroyable), un dealer de dope qui porte un coupe-vent vert fluo
Bobby Lupo (crissement intelligent d'avoir deux personnages au même prénom...), crève au début du film, faisant en sorte que le film repose sur sa mort. Il couchait avec la même pute que Richie.
Don Vittorio, gros mafieux cheap dont on se sacre éperduement.
L'histoire est basée sur un hostie de triangle amoureux entre Richie, Bobby Lupo et une pute. Comme Richie est un gros gangster (qui ressemble à Alain Zouvi), il ne pogne pas que Bobby couche avec la même fille que lui. Il le tue, devant sa femme et ses enfants, en public. Pendant qu'il lui tire dessus, il prend des photos polaroïd et les sacre sur sa victime avant de s'en aller. Trippant.

Une minute plus tard, Seagal arrive et fout la marde en constant que son chum Bobby s'est fait tuer, mais Richie a déjà sacré le camp.
Note: le film a commencé il y a trois minutes, et Seagal a déjà pèté deux bras et fracassé deux windshields. Ça part ben un film, ça!
On remarque par la suite que Seagal le prend personnel et jure "de tuer Richie, ce trou de cul". Fier de redéfinir l'uniforme du policier, grâce à sa belle veste sans manches noires, ses culottes larges et un hostie de bérêt, Seagal demande un fusil de chasse pour se faire justice. C'est définitivement pas la SQ.
En jasant avec ses confrères policiers, Seagal en profite pour me faire pisser de rire une fois de plus, en qualifiant Bocchi (un autre mafieux) de "une merde avec un tatoo dans le cou, un enfant de salaud." Ça, ça s'appelle être bad ass.
Vient ensuite le moment le plus weird de tout l'hostie de film. Seagal part à la recherche de Richie, et il suit une voiture sur laquelle il lit le bumper sticker, quand soudainement, le conducteur ouvre sa fenêtre et balance un sac à vidanges en plein milieu de la rue. Seagal sort de son char, ouvre le sac à vidanges et trouve... un chien. Il garde le chien et dit qu'il serait bien heureux de pouvoir tuer l'enfant de chienne qui a fait ça.
On arrive ensuite à la première bataille: 3 bras pétés, un gars se fait planter un hachoir dans la main alors qu'il est contre le mur, faisant en sorte qu'il se lamente durant les cinq prochaines minutes.

On fait ensuite la connaissance de Vinnie, le frère de Richie, qui aide pas mal à booster la heat de son frère en avouant que c'est "un détraqué, avec toute la merde qu'il se fout dans le nez". Choquant.
Seagal arrive ensuite dans le bar de Vinnie, commence à provoquer tout le monde, quand un hostie de pouilleux tatoué se met à répéter quatre fois "ce gars-là, sans sa plaque et son pistolet, y vaut rien". Quatre fois. À 2 minutes d'intervalle.
Deuxième bataille: 3 bras, un nez, trois dents, et deux gars enfermés dans une cabine téléphonique.
Pendant que Seagal pète les dents d'un de son adversaire, ce dernier se retourne et crie "mon enfant de chienne, tu viens de me casser les dents!"
Seagal continue donc de chercher Richie, et il s'en va au restaurant de sa soeur. On tente de l'empêcher de monter, mais il réagit vivement en disant "va lui dire que je suis là, ensuite disparais, j'aime pas ta face". Il va ensuite trouver la soeur de Richie.
Après une entrevue peu convaincante, Seagal s'en va en amenant la fille, et le même gars essaie de le retenir. Seagal le balance en bas de l'escalier en lui disant "j'croyais t'avoir dit que j'voulais pu te voir!" Il arrive donc au poste et sacre la fille en prison, soit une espèce de cage en clôture de broche ben cheap.
Scène suivante: Seagal est en train de fouiller dans le bureau de Bobby, son collègue policier mort, et force un tiroir avec un canif cheap pour trouver un ziploc de coke et des photos de Bobby en train de se mettre.
Il s'en va donc dans un nouveau bar pour continuer ses recherches. Arrivés là, Seagal surprend un gars derrière une porte, ce qui crée le dialogue suivant:
"Tu tirerais sur un gars sans arme, Gino?
- Non, y'a mieux que ça à faire.
(En poussant le gars à travers la fenêtre) ENFANT DE CHIENNE!"
3e bagarre: tout le monde crève par balle sauf Richie et le gars au coupe-vent fluo.
On se dirige ensuite vers la bataille finale. Toute la gang à Richie est dans une maison avec des putes, et tout le monde sniffe de la coke sauf Richie qui fume du crack. Seagal se pointe, et on assiste au boutte gore: Seagal tire un coup de shotgun sur la jambe du gars au coupe-vent, ce dernier réplique "OOOOOOOOOOOOOH, MON ENFANT DE CHIENNE, JE POURRAI PLUS MARCHER!"
Bataille finale: Seagal vs Alain Zouvi liché. Un bras, une épaule, un nez, et un tire-bouchon dans le front.
La dernière scène du film montre Seagal avec sa femme, et pendant qu'ils jasent, on revoit le char du gars qui avait sacré un chien par la fenêtre. Seagal va à sa rencontre:
"Une seconde, trou du cul!
- Écoute, trou de cul, si tu la fermes pas, j'vais te mettre un sac à vidanges et te tirer par la fenêtre toi aussi!"
Seagal bat ensuite le gars, et le chien lui pisse dans face. Ça finit vraiment de même.
C'est un film d'action typique des années 90. Poursuites de char, bagarres à un gars ben hot contre une bande de 10-12 truands. L'intrigue n'a rien d'extraordinaire: venger l'assassin de son chum.
Toutefois, le rythme est parfait. Les scènes d'action sont nombreuses et intéressantes. Seagal utilise plusieurs armes et plusieurs combos de coups de poings hallucinants. La passe de la boule de billard dans la face du gars qui perd ses dents est époustouflante.
Le doublage est particulièrement réussit. Le monde se traitent d'enfant de chienne à au moins 10 reprises, sans oublier les nombreux "espèce de trou de cul!".
Le fait qu'au moins 5-6 gars se promènent avec un crisse de ziploc rempli de coke remet au goût du jour les scandales de consommation de drogue des années 90: la drogue c'est mal, et tout le monde qui en prend est un putain de gros drogué qui sniffe sa ligne toutes les 10 minutes.
La passe du chien n'a AUCUN crisse de rapport. On voit Seagal avec le chien assez souvent, et la plupart du temps dans des scènes qui n'ajoutent rien au film. Par contre, l'arrivée du chien dans l'histoire est pas mal cool.
Bref, le genre de film de TQS classique. À écouter lors d'une soirée déprimante. Ça remonte assurément le moral, tellement c'est léger et ridicule par bouts.
Il s'agit définitivement d'un des bons films d'action de Seagal, avec les Above The Law, Hard To Kill, Marked For Death, On Deadly Ground, Fire Down Below, et évidemment Under Siege. La recette reste la même, mais les scènes d'action sont omniprésentes et ça déménage pas mal.

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Résumé: Ne confrontez jamais Seagal avec vos dents.

Commentaires
Despote
09 Avr. 2007, 01:19
Ça fait vraiment du bien d'enfin pouvoir voir une critique de film d'action
ridicule sur Cinémarde! Jusqu'ici, on baignait plutôt exclusivement dans
l'horreur.
Ça a d'ailleurs l'air d'être tout un film, bien brutal à la sauce Seagal.
Également issu d'une époque où il ne possédait pas encore sa légendaire
bédaine qui le rend un peu pathétique aujourd'hui, je présume que les
clichés sont encore pires, soulignés bien gras.
Bonne entrée en matière, on en veut plus! Et surtout, je veux absolument
voir la passe du tire-bouchon.
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