Critiques




   NIGHT OF THE LIVING DEAD


   1ER OCTOBRE 1968


   GEORGE A. ROMERO
   JOHN RUSSO (SCÈNES SUPPLÉMENTAIRES)


   DUANE JONES, JUDITH O'DEA


    1H36


    LA NUIT DES MORTS-VIVANTS


    HORREUR/ZOMBIE





pour le film
pour l'édition

 

 

 







Le statut d’œuvre culte de Night of the Living Dead n’est plus à prouver. En 1968, George Romero réalise l’un des plus importants films d’horreur à avoir vu le jour. Il révolutionne le genre et jette les bases d’une infinité de films à venir, des bons comme des immondes, du « remake » à la pâle copie, en passant par les parodies, les re-montages et autres retouches plus ou moins utiles. On pourrait même arguer que Night of the Living Dead est en fait le seul film de morts-vivants, que les autres ne sont que des ré-écritures plus ou moins évidentes de l’original. Mais bon, ce n’est pas à moi d’en décider.

En 1999, l’illustre compagnie de distribution Anchor Bay propose une nouvelle édition de Night of the Living Dead pour en célébrer le trentième anniversaire. John Russo, co-scénariste du long métrage original, prend cette fois les reines et décide singulièrement de tourner quinze minutes de nouvelles scènes et de leur faire de la place en retirant un quart d’heure du montage d’origine. Pour couronner le tout, il charge un certain Scott Vladimir Licina de produire une toute nouvelle trame sonore. Ouch. Ce qui devait être une sympathique fête entre amis se transforme en party de Noël avec des matantes graisseuses, un vieil oncle lubrique et un DJ édenté qui fait passer les plus grands succès des Bee Gees.





Ben: Archétype du noir de service des films de Romero, Ben est plus vif d’esprit que les autres, plus rapide, plus fort et plus courageux. Il prendra les commandes dans la lutte contre les morts-vivants et fera preuve d’une impressionnante habileté à clouer.


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Barbra: Blondasse insipide incapable de s’occuper d’elle-même qui, sans l’arrivée impromptue de Ben, serait assurément morte dévorée par une horde de mangeurs de chair ou retrouvée sans vie suite à un malencontreux accident de divan.


Harry Cooper: Archétype du fatigant de service qui passe son temps à s’énerver et à ne pas écouter les idées ingénieuses du héros au profit de plans complètement inintelligents. Ce type de personnage rencontrant inévitablement la mort, il sera ici tiré à bout portant par Ben lorsque ce dernier en aura marre de ses traîtrises et de sa couardise.


Tom: Personnage sans profondeur, Tom est le beau mâle dans la vingtaine avec des gros bras et une jolie copine. On tente maladroitement de le rendre touchant par une scène d’amour comparable à un échange entre Juliette Lewis et son amoureux dans « L’Autre Sœur ».

Judy: Copine de Tom. Hostie de conne.


Reverend Hicks:
Interprété par Scott Vladimir Licina lui-même, ce personnage est ajouté dans les scènes de la nouvelle édition. Peu crédible dans un décor des années 60 avec son « goatee » finement taillé, ce prêtre tout droit sorti d’un clip de rap-métal est aussi mal incarné qu’il est pertinent au scénario. Il apparaîtra notamment au début et à la fin du film pour tout gâcher avec des élucubrations religieuses. Vomitif d’inintérêt.






Dans un village américain tout ce qu’il y a de plus convivial, les morts surgissent d’outre-tombe et pourchassent les vivants pour se repaître de leur chair. Ces derniers se transformeront également en morts-vivants s’ils ne sont pas achevés d’une balle entre les deux yeux ou brûlés dès l’instant de leur trépas.


Réfugiés dans une petite maison non loin d’un cimetière, une poignée de survivants tente de lutter contre l’attaque de ces créatures tout en faisant face à des conflits d’opinion les opposant les uns aux autres.





  • Les condamnés à mort fraîchement exécutés sur la chaise électrique et violemment détestés de tous sont fréquemment vêtus d’un costard luxueux, étrangement préservé intact malgré la décharge.

  • Les parents de la victime ont comme coutume d’assister à l’enterrement du dit meurtrier pour s’assurer qu’il soit effectivement décédé. C’est bien légitime. On ne voudrait certes pas lui laisser le luxe d’être enterré vivant!

  • Voir un vieil homme se mouvoir avec peine peut rendre catatonique.

  • La nuit, il y a un bruit de cigale, même dans les maisons.

  • Aux Etats-Unis, les morts sont enterrés dans des cercueils sans clous.


  • Prier à genoux pour contrer l’attaque d’un mort-vivant est futile.





  • Soyez subjugué par l’incontestable efficacité des ceintures de sécurité alors que Judy, s’échappant avec son amoureux dans une camionnette en feu et se voyant contrainte d’en sortir, s’exclame « Je ne peux plus la détacher! » Ou c’est peut-être juste une hostie de conne.

  • Demeurez impressionnés par les mesures de sécurité prises par Ben alors que tour à tour il met feu à un divan pour éloigner les morts-vivants et le jette dans l’herbe sèche à un mètre de leur maison de bois!


  • Assistez à une brillante démonstration de courage lorsque ce même Ben, pour déverrouiller le cadenas d’une pompe à essence, tire sur celle-ci à bout portant avec une carabine! Voyez-vous littéralement transis d’admiration devant l’astuce des héros alors que dans une tentative de protéger la voiture contre les créatures, Cooper se place au bord de la fenêtre et lance des cocktails molotov tout autour de celle-ci!





  • L’ambiance générale du film est excellente et la réalisation impeccable.


    Malgré un maigre budget et peu de moyens techniques, le gore conserve tout de même une certaine crédibilité, ludique sans tourner au ridicule.

    Le scénario original jette les bases de tout film de morts-vivants à venir.

    Les scènes ajoutées pour l’édition 30 ième anniversaire sont mal jouées, mal écrites et marquent un contraste flagrant avec le reste du film.

    La nouvelle trame sonore de l’infâme Scott Vladimir Licina n’est pas très efficace et se mélange maladroitement avec la bande son originale.

    Certains clichés ont très mal vieillis.

    Night of the Living Dead s’avère être un incontournable absolu, mais évitez à tout prix tout ce qui s’éloigne du montage original, surtout la catastrophique édition trentième anniversaire…





    Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

    Résumé: Maman n'a appris à se défendre qu'en produisant des cris en écho.




    Commentaires

    C_Clop
    04 Oct. 2008, 15:48
    ne pas oublier Dawn of the Dead (l'original, bien sûr). ça me surprend qu'il ne soit pas sur ce site... Il y a plein de scènes comiques dans le mall, pis c gore à souhait par boutte... À voir!
    LiE
    02 Avr. 2008, 23:54
    Mais bon, ça reste un classique. Romero a donné une tournure tellement plus intéressante aux zombies!

    Johny5
    22 Mars 2008, 15:16
    un film culte, romero a créé une œuvre magistral... malheureusement, certain film ne vieillissent pas comme le vin, dommage :( .
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