Concept volontairement dirigé vers les confins de l'absurde par les créateurs de Critters, Killer Klowns se situe entre le coup d'épée dans l'eau et la réussite. Car à force de trop vouloir en faire, on finit parfois par perdre l'essence avec laquelle nos films chéris sont construits.
Non dénué d'aspects intéressants, Killer Klowns constitue tout de même une avancée valable, dans le sens où les frères Chiodo ont réellement réussi à faire de bons effets spéciaux à petits prix afin d'orienter tout le financement de leur film vers la promotion, dans l'optique de la diffusion de leur oeuvre de série b à un public plus large. Un bel essai, mais qui aura tout de même le goût d'un échec avec le recul.
Mike: Jeune homme souhaitant tripoter tranquillement sa nouvelle copine mais qui se voit malheureusement contraint d'aller investiguer l'écrasement d'une étoile filante dans la forêt, où il découvre une colonie de clowns meurtriers.
Debbie: Ex-copine de Dave et présentement avec Mike, elle se retrouvera prise entre les deux hommes. Non, pas au lit, sales âmes perverses.
Dave: Policier capable d'être précis sans bon sens avec son pistolet alors qu'il tire en plein nez des clowns normaux, mais qui est incapable d'atteindre ledit nez d'un monstre géant de 20 mètres. Trouvez l'erreur.
Les frères Terenzi: Deux vendeurs de crème glacée aux moeurs douteuses appréciant les femmes bien en chair, se voient impliqués malgré eux dans l'invasion des extra-terrestres.
Curtis Moonie: Policier de la vieille école qui bat inutilement les gens qu'il arrête, qui déteste les jeunes et qui fume de gros cigares en ruminant contre les homosexuels.
Les clowns: Grosses marionnettes à la mine patibulaire qui aiment saccager les dépanneurs dans leurs temps libres.
Un soir quelconque, alors que des jeunes se pelottent les uns à côté des autres dans leurs véhicules respectifs, une étoile filante, qui se révèlera plus tard comme étant un vaisseau spatial, s'écrase dans la forêt. Il n'en fallait pas plus pour attirer les curieux des environs.
Un vieil homme et son chien viennent d'abord investiguer le vaisseau, qui prend la forme d'un immense chapiteau de cirque. Ils seront vite maîtrisés par de diaboliques clowns, qui font apparaître des trous dans les murs pour les prendre dans leurs filets, les électrocutant au passage et leur tirant dessus au pistolet laser. Un service complet de violence contre de pauvres créatures vulnérables.
Plus tard, Mike et sa copine découvriront également l'endroit, ainsi que son but premier: enfermer les gens de la ville dans des cocons de barbe à papa et des ballons géants afin de s'en servir plus tard comme nourriture.

Alors qu'ils s'enfuient de cet horrible endroit, ils sont suivis à la trace par leurs poursuivants, qui, secondés par un chien-ballon au nez fin, ne mettent pas de temps à accéder à la ville où il font un carnage total. Ils se cachent dans des boîtes de pizza, décapitent un motard qui n'est pas gentil avec les bicyclettes, organisent un spectacle de marionnette qui vise à flinguer les spectateurs et utlisent un aspirateur géant pour collecter leurs victimes.
Lorsque Debbie est enlevée par les clowns, tous les personnages principaux devront s'allier pour aller à sa rescousse au parc d'attraction, où ils seront confrontés à des pièges délirants ainsi qu'à un clown géant!

Le tout se terminera dans la tarte à la crème et les miettes de cadavres brûlés qui tombent en fine neige dans le ciel.
Il existe des cannettes de bière sans marque, où figure seulement la mention "BEER" en grosses lettres noires.
Les ombres chinoises sont une race de prédateurs sanguinaires.
Les vendeurs de crème glacée espèrent attirer les enfants en clamant dans un micro "Venez sucer nos glaces!" tout en effectuant d'ignobles mouvements de bassin.
Se minoucher dans un canot pneumatique prenant place dans le coffre arrière d'une camionnette est extrêmement érotique.
Il est possible de fournir de la nourriture illimitée à de grosses femmes en échange de faveurs sexuelles. C'est les propriétaires de buffets qui vont être heureux.
Les parapluies qui tombent produisent un immense bruit de fenêtre qui éclate.
Des mains perdues en forêt apparaissent subitement afin d'empêcher les vieillards d'asséner un coup sur un chapiteau de cirque.
Les fêtards enragés ont des munitions de cannettes à l'infini, si bien qu'il finit par en pleuvoir une centaine sans qu'on ait à se poser de questions sur leur provenance.
Les ascenseurs de haute technologie consistent en un grand panneau plastique qu'il faut faire pivoter manuellement.
Les essaims de popcorn se déplacent à l'horizontale et collent aux vêtements.
Les voitures qui se déposent à la verticale à la fin d'une coline prennent magiquement en feu.
Les souliers "patof" laissent de grandes empreintes solides de couleur rouge, et ce, même si vous marchez sur les murs.
Les policiers en chef qui craignent les blagues téléphoniques préfèrent lire le journal pendant que toutes les lignes sont occupées plutôt que de s'assurer si ce sont bien toutes des blagues ou s'il n'y a pas de réels cas criminels dans le lot. Professionnalisme, quand tu nous tiens!
Il est possible d'utiliser un humain comme marionette et d'user de sa véritable voix en enfonçant notre main dans son crâne défoncé.
Les tartes à la crème sont des projectiles qui tuent.
Il est possible de confondre deux jolies filles humaines avec des clowns de 300lbs maladroitement déguisés d'une perruque grotesque et de faux seins géants en hélium.
Une scène réellement absurde: alors que les héros se font poursuivre dans une dédale de couloirs colorés qui rient (???), ils se butent à une porte. Mike voit la porte et s'exclame d'emblée: une porte! Il regarde aux alentours, paniqué. Puis, vient l'éclair de génie, il sait qu'il doit l'ouvrir. Comble de malheur, cette porte en récèle une autre! "Une autre porte" déclare notre pauvre diable en tendant les bras vers le ciel. Il l'ouvre, et découvre une autre porte. Une fois de plus, il s'arrête, prend quelques secondes et renchérit, désespéré, "une autre porte!".
Totalement ridicule. Plutôt que de nommer chaque porte qu'il découvre, il devrait peut-être se grouiller les fesses afin d'éviter d'être réduit en cendres par les pistolets lasers des clowns!
Confrontez-vous à de sublimes décors en carton, qui, alors qu'un des acteurs peine à les éviter et glisse sur une des surfaces cartonnées traînant sur le sol, jouent remarquablement bien leur rôle de soutien.
Surprenez vous à distinguer un discours sous-jacent faisant référence à la pédophilie, alors qu'un gargantesque clown à l'allure concupiscente tente d'attirer une jeune fille à l'extérieur d'un restaurant pour l'assommer et la traîner de force dans son antre clownesque.
Soyez subjugués par une fabuleuse poursuite en voiture entre un véhicule policier et une automobile de clown invisible, qui n'a aucune pièce sinon des phares. Voilà enfin des extra-terrestres qui ont compris la pertinence du virage écologique.
Devenez totalement terrifiés à la vue de colonnes vertébrales à tête de clown qui organisent une ambuscade dans la salle de bain!
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Le film est bien rythmé, dans le sens où il se passe toujours quelque chose et que c'est sans cesse nouveau. Nous pourrions croire à un film répétitif et unidimensionnel, mais il n'en est rien.
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Le concept des clowns est également poussé à fond, alors qu'on ne laisse rien derrière: les avenues ridicules sont exploitées, et les concepts niais, utilisés à leur plein rendement.
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Nous pouvons facilement nous imaginer hilares devant ce film, mais malheureusement, il n'en est rien. Malgré plusieurs scènes qui font sourire, il n'y a rien qui vient vraiment nous brusquer, nous chercher, nous immerger de force dans l'histoire. Alors nous restons en surface, voguons pendant quelques agréables minutes, mais sans plus.
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Le ridicule est recherché, voulu, et parfois, un peu enfoncé dans le fond de la gorge.
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Malgré tout, un divertissant simple, tout de même efficace, mais à des fins de visionnement espacés. Tout de même assez morne dans le déroulement, le film ne tarderait pas à nous endormir si nous le regardions trop souvent.
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Résumé: La rage au volant et le klaxonnage abusif sont deux choses qui ne règlent en rien les conflits avec les clowns géants.

Commentaires
William Le Blanc
02 Mai 2007, 11:52
Un bon petit film série B très divertissant qu'est ce Killer Klowns From
Outer Space.
Darklords
16 Avr. 2007, 11:29
Un film a voir absolument!!! tellement drole, je l'ai trouvé en francais en
plus :D
The Flying Monsieur
12 Avr. 2007, 20:39
J'me répète à chaque fois, mais putain, il faut que je vois ce film !
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