Critiques




   GODZILLA VS MECHAGODZILLA


   21 MARS 1974


   JUN FUKUNDA


    1H24


    GOJIRA TAI MEKAGOJIRA


    MONSTRE GÉANT/SCI-FI





 

 

 







Godzilla a fait l'objet de pas moins de 28 films au cours de son histoire. Présentement en pause, la série devrait reprendre vers 2012 et renouveler l'intérêt envers le célèbre icône japonais.

D'abord introduit en 1954 dans Gojira (Godzilla king of all monsters), Godzilla était perçu comme un monstre effrayant, emblème des États-Unis, représentant toutes les peurs de la population face à la menace atomique (rappelons que le monstre était issu à l'origine des radiations, d'où ses supers pouvoirs lui permettant d'envoyer des rayons un peu partout dans Tokyo) qui avait déjà fait rage à Hiroshima et Nagasaki.

Sa popularité a ensuite fait en sorte qu'il a alterné entre le rôle d'un monstre destructeur et celui d'un gentil protecteur (surtout pour Tokyo) contre des monstres extérieurs. Godzilla vs Mechagodzilla fait parti de cette vague de gentillesse de la part de la bête préhistorique.

Film favori de nombreux fans de Godzilla, cet opus se démarque par un côté cheesy assez profond, des histoires secondaires divertissantes, une présence d'hommes de l'espace sortis tout droit de la planète des singes et des effets spéciaux fort réussis (enfin, pour des maquettes)...

C'est également pourquoi ce titre est tout indiqué pour une bonne entrée en la matière!





Professeur Miyajima : Scientifique supra-intelligent qui découvre l'existence de titanium d'outre-espace et qui possède les aptitudes nécessaires pour réparer une tête robotique de technologie avancée qu'il n'a jamais étudié en une seule nuit.


Saeko :
Archéologue de renommée mondiale que personne ne connaît (hum...) et qui découvre une prophétie en décryptant des hiéroglyphes dans une caverne. Il est bien de savoir que les hommes primitifs ne maîtrisant pas la technologie du feu constituaient les plus grands prophètes que la terre ait portée.

Gosuke : Neveu du professeur Mijiyama qui trouve une substance extraterrestre parmi les gravats d'un sol de caverne (encore... décidément, les cavernes sont pleines de mystères). Il s'occupe également du transport d'une statuette en styromousse vers la famille Azumi.

Namara : Agent double en mission se faisant prendre pour un journaliste qui est toujours là dans les moments opportuns pour tirer dans le dos des extraterrestres et sauver nos héros.

La famille Azumi: Un vieux débris assisté d'une chanteuse de charme qui sont les seuls à savoir réveiller King Ceasar. Fait à noter qu'il ne peut être tiré de son sommeil que par une chanson horripilante qui dure deux minutes complètes.


King Ceasar : Grosse baudruche pelucheuse constituant la dernière défense monstrueuse des habitants d'Okinawa. Malheureusement, ses techniques de combat se résument à se faire taper dessus en espérant que ça serve de diversion pour l'entrée d'un deuxième combattant gentil.


Godzilla : Le célèbre dinosaure préhistorique est de retour une fois de plus pour protéger les japonais qu'il atomisait jadis. Il prendra des pouvoirs supplémentaires lorsque frappé à de nombreuses reprises par la foudre.

Mechagodzilla : Cyborg constituant une réplique parfaite de Godzilla, mais avec des pouvoirs accrus, une endurance infinie, des doigt-missiles et des attaques au laser "fierté gaie".


Anguirus : Tortue géante avec des épines sur le dos qui sert de faire-valoir à Godzilla. C'est le plus faible des monstres ainsi que celui dont les câbles de marionnette sont les plus apparents.

Extraterrestres : Macaques de l'espace déguisés en japonais interstellaires qui viennent de la planète du troisième trou noir (quelqu'un sait c'est où?). Leur commandant a une grosse marque dans le visage et semble ne pas avoir compris comment tuer les humains, alors qu'il tente de les avoir à l'usure en les marinant dans un sauna.






C'est lors d'une excavation dans quelques grottes japonaises que Gosuke et Saeko décèlent une menace indicible, composée de prophéties de lunes rouges, de soleils qui se lèvent à l'ouest, de montagnes volantes et de monstres défendant la terre contre une créature ignoble. Intrigués, les deux comparses se rendent chez l'illustre professeur Miyajima afin d'obtenir plus de précisions sur la possible attaque à venir.

En chemin à bord de l'avion, COMME PAR HASARD, ils croisent une montagne flottant au-dessus des nuages, annonciatrice de la véracité de toute l'affaire! Maintenant convaincus que les affrontements entre les monstres sont imminents, Gosuke et Saeko se dépêchent de rejoindre le professeur afin de mettre au point une stratégie de défense en décodant l'avenir.

Ils découvrent alors que le futur sera composé de titanium de l'espace et qu'ils devront faire parvenir une statuette mythique de King Ceasar à la famille Azumi afin de ressusciter un monstre capable de mener à bien la résistance terrienne!

Malheureusement pour eux, Godzilla apparaît peu après et décide de s'attaquer à la ville! Étrange, car normalement, c'est un monstre gentil... Mais voilà qu'il est contre-attaqué par le pathétique Anguirus, qui le blesse et qui révèle une partie en métal! C'est ainsi que la peau de lézard tombe et que se révèle la vraie nature de la chose...


Mechagozilla, accompagné d'une camionette-jouet de couleur jaune.

Attaqués par un voleur de statue qui se transforme en gorille frénétique, enlevés par des aliens qui les suffoquent avec du gaz (qui se révèlera plus tard comme étant seulement de la vapeur d'eau... une manière lente et malsaine de tuer les gens, si vous voulez mon avis), pris à parti par des agents extraterrestres qu'ils tireront en pleine bouche (un des seuls moments sanglants d'ailleurs) ou qu'ils affronteront avec un karaté très douteux (passant dans le vide à plus de trente centimètres de la personne), nos héros auront bien de la misère à s'en sortir.

Heureusement, Godzilla veille au grain et apprendra les rudiments de la décapitation de robots afin de sauver nos amis...




  • Les femmes qui dansent avec des abat-jours en feutre constituent des attraits touristiques.

  • Les gens méchants portent des bagues noires, fument des cigares et rient diaboliquement à chacune de leurs phrases.

  • Le titanium extraterrestre lance des lasers lorsque observé au microscope.

  • L'arme alternative au pistolet est l'oreiller ornemental.

  • Les bâtiments à moitié démolis explosent d'eux-mêmes.

  • S'il s'avère que vous êtes incapables de lever un arbre complet tout seul, crachez-vous dans les mains afin de devenir plus fort.

  • Le meilleur moyen de faire parler un captif est de lui appliquer la prise du sommeil.

  • Recevoir une balle de fusil dans la joue transforme en singe.

  • Les pipes à tabac séparées en deux émettent des ondes électromagnétiques intenses.

  • Les monstres sont capricieux: ils se réveillent seulement si l'on vient chanter à leur chevet.

  • Les robots ont des doigts à l'infini.

  • Il suffit de coller deux pylônes électriques ensemble pour créer un nouveau pôle magnétique.

  • À la conclusion d'un film, tous les objets anodins se mettent à exploser juste parce que c'est la fin.






  • Assistez à une poursuite totalement absurde à bord d'un bateau où deux clans s'attaquent en faisant virevolter des chaises de patio dans tous les sens! La grande finale prend place alors qu'un des deux pugiliste achoppe sur une de ces fameuses chaises dans les escaliers pour finir par les débouler et perdre la trace de son opposant.

  • Décelez un manque de formation rigoureuse chez quelques gardes de l'espace alors que ceux-ci commettent bourdes par-dessus bourdes, notamment lors d'un "levez les mains" lors duquel un de leurs ennemis n'en lève qu'une et fouille grossièrement dans le dernière de ses pantalons avec l'autre (non, il ne se gratte pas l'arrière train, il cherche son arme, idiots!) ainsi que pendant la dernière attaque de nos héros, où nous pouvons voir toute l'imbécillité de leur système de défense, qui consiste en un code parlé où le garde sans pistolet ouvre la porte sans méfiance en regardant droit devant lui, évitant surtout d'apercevoir les deux cachettes des deux côtés du mur.

  • Pétez une crise d'épilepsie lorsqu'un type évoque des souvenirs qui prennent la forme d'une trentaine de carrés où la même scène passe en boucle en simultané dans chaque fractionnement d'écran. Pourquoi tout fragmenter ainsi, si ce n'est que pour nous rendre fous?

  • Découvrez les joies du montage douteux alors que s'alternent grossièrement une scène de danse et une autre d'explosion de feu sur maquette d'un autre film de Godzilla. Le pathétique de la chose vient surtout avec le fait que l'on a amplement le temps de discerner un monstre dans les flammes qui n'a absolument RIEN à voir avec Godzilla vs Mechagodzilla.

  • Regardez des scènes d'action gracieuses, combinant un robot volant complètement à l'horizontal de manière ridicule et des métamorphoses en image par image avec des flaques bizarroïdes grotesquement superposées à l'image. Ah, le bon vieux temps!


    Le joli laser multicolore!





  • Pour une des rares fois dans la série des Godzilla, les histoires secondaires entourant les humains sont sacrément divertissantes. Le tout est surtout dû aux hommes-singes et à leurs nombreuses stratégies absurdes ainsi qu'à l'introduction lente et pénible de King Ceasar qui somnole dans le creux d'une montagne, attendant seulement qu'on vienne lui fredonner un air pour aller tout détruire!

    Les effets spéciaux sont relativement réussis. Les maquettes sont bien réalisées, et le fait qu'on voit encore une fois clairement les costumes des monstres ajoute au charme du film.

    C'est incroyablement sympathique et cliché (avec le journaliste qui suit nos héros et qui se révèle comme un policier d'Interpol enquêtant sur les aliens)! On ne peut pas ne pas sourire devant les nombreuses situations loufoques offertes par ce film.

    Les cris de Godzilla sont franchement agressants, répétitifs et lassants. On en vient à sentir l'envie de s'auto-écorcher les oreilles monter en nous.

    Le rythme n'est pas ce qu'on pourrait qualifier d'"endiablé", même si le tout progresse tout de même agréablement.

    Un des meilleurs films mettant en vedette Godzilla, bien supérieur aux nouveaux efforts plus "sérieux" et actuels de la compagnie Toho. Je recommande, même si ça reste pour amateurs du genre seulement.





    Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

    Résumé: La fameuse scène de poursuite, telle que précédemment expliquée.




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