Full Moon productions est une compagnie qui a toujours su tirer le maximum de budgets tout à fait dérisoires. Alors que cela passait plutôt bien dans les années 80, la transposition dans les années 2000 semble plutôt ardue. Plusieurs critiquent le travail de Charles Band, lui reprochant d'être de plus en plus incapable d'arriver avec un scénario bien ficelé et une composition originale des dialogues, ce qui parvient la plupart du temps à faire oublier les mauvais effets spéciaux, les décors ridicules et le manque de budget au niveau des locations et du mouvement de caméra.
Band a alors décidé de reprendre les choses en main en récidivant avec... un film à propos d'un biscuit meurtrier.
Millard Findlemeyer/Gingerdead man : Criminel dément interprété par Gary Busey, Findlemeyer semble avoir quelques problèmes d'ordre personnel avec sa mère. Intempestif de caractère, il ne prend jamais le temps de profiter de la vie. C'est ainsi que, quelques secondes après avoir été réincarné, il retombe dans ses mêmes habitudes meurtrières qui l'avaient conduit à la chaise électrique dès le départ. À croire qu'il aime être mort...
Sarah : Seule survivante de la tuerie initiale de Findlemeyer, c'est elle qui a témoigné en cours contre lui pour le conduire à la peine de mort. Apparemment, cela ne rendra pas le Gingerdead man très doux à son endroit.
Amos : Jeune homme sensible qui sera à l'écoute de Sarah et qui fera montre d'une compréhension exemplaire sur ses problèmes féminins et sur ses états d'âme. Bref, il veut se la taper.
Brick : Lutteur dans ses temps libres (et ce, malgré un physique de freluquet), Brick travaille à la pâtisserie de Betty.
Betty : Mère alcoolique et butée de Sarah qui se promène sans cesse avec une arme dans les mains. Elle perdra cependant le doigt nécessaire au déclenchement de la gâchette lors d'une confrontation surréaliste.
Millard Findlemeyer est un tueur psychopathe qui tire sur tout ce qui bouge. Lorsqu'il commet un vol dans un petit restaurant, il trouve pertinent de liquider tous les employés, pour son plaisir personnel. Seulement, le tout reviendra bien rapidement contre lui...
Alors qu'il se fait arrêter par les forces de l'ordre, il découvre qu'une fille travaillant à l'endroit où il a effectué son massacre n'est pas décédée et qu'elle compte témoigner en cours contre lui. Le tout se précipite rapidement alors que Findlemeyer est grillé sur la chaise électrique et qu'il y connaît la mort.
Mais la mort n'est qu'un nouveau départ. Un personnage sinistre dépose les cendres de Findlemeyer dans une boîte de mélange à biscuits de pain d'épice et livre le colis en question à l'endroit même où la tuerie a originellement eu lieu.
La jeune fille ayant témoigné, ne sachant pas ce qui se trame, utilise les cendres pour créer des biscuits. Lorsque son compagnon de travail se coupe et saigne dans le mélange, c'est le Gingerdead Man qui naît, un monstre biscuit habité par l'âme du tueur!

Celui-ci se vengera contre tous ceux qui ont causé sa mort ainsi que contre tous ceux qui croiseront tout simplement son chemin (en fait, pour être bien clair, disons simplement qu'il exécute à peu près tout le monde au hasard).
La finale vous surprendra assurément, alors que quelqu'un "mangera" le biscuit, décapitant Findlemeyer et découvrant une pâte sanguinolente, et qu'il se verra possédé réellement par le meurtrier lors de sa digestion!
Il est préférable de ne pas insulter un criminel qui brandit un pistolet et qui a déjà tué quelqu'un, surtout si de votre côté vous n'êtes armé que d'un canif et que vous vous tenez à une distance où il serait tout à fait impossible de l'atteindre.
Les femmes espèrent deux choses du paradis: des étoiles de lune et des danseuses nues.
D'étranges inconnus en tuniques distribuent des mélanges de pain d'épice aux portes des commerces.
La névrose, le "jack daniel's" et les "shotguns" sont trois choses qui se mélangent bien mal.
Lorsqu'une voiture menace de vous passer sur le corps, la meilleure manière de s'en sortir n'est pas de s'adosser à un mur en criant.
Certains hommes sont excités par l'idée qu'une fille puisse leur casser le nez à coups de poing.
Utiliser une carabine afin de commettre du vandalisme pendant la nuit sur un commerce implique de faire tomber la moitié de la banderole annonçant leurs rabais sans laisser de trous de balle ni faire éclater de vitrines. Voilà qui est hautement délinquant.
Il est possible, dans un laps de temps de 20 secondes, de passer d'un état de tristesse profonde face à la mort de notre père jusqu'à une indifférence un peu méprisante où nous allons lui voler ses objets de valeur à même son corps inerte.
Les gens possédés par des pâtisseries ont la langue bleue.
Apprenez les techniques de chasse des pâtisseries vivantes, qui vont jusqu'à ensevelir les femmes de crème fouettée tout en les ornant de diverses sucreries, espérant que la réfrigération de ces éléments suffira à guider la personne vers une mort par hypothermie.
Découragez-vous face à une surutilisation de la vue de la façade d'un commerce qui constitue la seule transition possible entre deux scènes.
Découvrez qu'il est possible pour une personne inexpérimentée de briser une serrure complexe alors qu'elle est à demi-inconsciente et qu'elle tire avec une arme à feu.
Restez stupéfaits devant de nouvelles découvertes sur l'anatomie, en apprennant qu'une femme normalement constituée qui voit un couteau se faire enfoncer directement dans son cerveau ne s'effondre pas sur le sol mais reste plutôt debout pendant plusieurs secondes à regarder devant elle fixement avant de finalement mourir.

Oh non... j'ai oublié de fermer le four!
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Le concept est franchement hilarant! Cela doit assurément figurer dans le top 10 des pires idées à jamais avoir été amenées dans l'environnement cinématographique. Également, le personnage de ce Gingerdead Man est bien rendu, ce qui démontre un certain talent dans le domaine des effets spéciaux pour les marionnettes et les costumes du méchant biscuit de la part de Full Moon.
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La qualité de l'image, de l'éclairage et des angles de caméra est potable. Surprenant pour une compagnie réputée pour son amateurisme!
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Beaucoup de longueurs, de dialogues inutiles et de moments qui servent à remplir de la bobine plutôt qu'à vraiment faire avancer l'intrigue. L'histoire d'amour entre Sarah et Amos est pénible à souhait, en plus d'être considérablement inutile.
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Malgré l'innovation au niveau du Gingerdead man, le déroulement de l'histoire et les meurtres font très "premier degré". La plupart des trucs qui surviennent, hormis la crème fouettée, auraient très bien pu prendre place dans un film où le meurtrier est un humain. Le concept est donc ultimement mal exploité.
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Les déambulations des personnages tournent toujours autour des mêmes endroits, ce qui amène une certaine redondance au niveau des déplacements.
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Une tentative honnête mais totalement bâclée qui vous fera sourire à certains endroits mais qui ne constitue pas du tout un divertissement fiable. De plus, je suis persuadé de ne jamais regarder ce film une deuxième fois, tant les éléments qui y prennent place sont ordinaires! Le concept est sympathique, mais il n'y a à peu près que le concept qui vaut la peine. Riez de la pochette, mais contentez-vous en...
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Résumé: Ce n'est manifestement pas le bonhomme Pillsbury...

Commentaires
Séb
02 Mai 2007, 14:56
Légèrement trop basé/copié sur Chucky à mon goût comme personnage, j'aurais
cru d'abord à une simili caricature de l'idée tant le concept du biscuit
est original et surprenant, mais à te lire, il semble que ce n'est pas du
tout le cas...
Bref c'est pas moi qui aurait acheter ça 20$... Ehum!Ehum!
Despote
02 Mai 2007, 13:24
Full Moon a en fait vu le jour vers le milieu des années 80 et a lancé son
premier hit en 1989 avec Puppet Master. À l'époque, aussi surprenant que
cela puisse paraître, ils étaient associés avec Paramount!
Full Moon Productions/Entertainment a bel et bien fermé en 1995, mais ce
n'était que pour donner naissance à Full Moon Studios/Pictures. Finalement,
c'est comme s'il ne s'était rien passé.
The Flying Monsieur
02 Mai 2007, 13:01
Mon dieu, j'aurai donc tout vue...
Leopold B.
02 Mai 2007, 12:56
Full Moon, ça avait pas fait faillite dans les années 90 ça? Bonne
critique. Ce film m'a l'air atrocement mauvais. C'est surprenant qu'on ait
accepté de le financer...
Cookie
02 Mai 2007, 11:26
J'ai rien avoir là-dedans.
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