Souvent qualifié de "film le plus dérangeant de l'histoire du cinéma", Flower of flesh and blood intrigue. D'abord parce que la compagnie le produisant (Guinea Pig, qui en était à sa deuxième production à l'époque) a tout mis en oeuvre pour qu'émane un réalisme pesant et malsain, et également pour le statut culte qui s'est créé autour d'une forte rumeur, qui voudrait que Charlie Sheen, l'acteur américain, ait visionné le film et ait crû à un vrai snuff movie (film réel dans lequel un meurtre est perpétré), n'hésitant pas à apporter les bandes vidéo à la police pour qu'une enquête du FBI soit ouverte à leur sujet.
Évidemment, aujourd'hui cela semble bien risible, avec le dvd officiel contenant un "making of", mais la curiosité subsiste tout de même.

Tueur: Psychopathe moustachu maquillé en blanc arborant fièrement un casque étrange se situant entre le look d'un Darth Vader et d'un samouraï. Il semble avoir le verbe facile, capable d'improviser des poèmes sur le sang avec un vocabulaire hors du commun (du moins, pour un maniaque mésadapté).
Victime: Jeune femme japonaise qui s'évanouit au simple contact d'un linge imbibé de chloroforme. Définitivement une petite nature.
INFORMATIONS: D'une longueur d'à peine une quarantaine de minutes, Flower of flesh and blood se veut comme la représentation fidèle d'un snuff movie réel dont le réalisateur du film aurait entré en possession. D'ailleurs, il faut dire qu'à l'époque, on avait réellement mit le paquet afin de faire passer le film pour un vrai: qualité d'image amoindrie, aucune notice au début du film, etc... Maintenant que nous avons droit à un avertissement dès le départ nous assurant que le tout est bel et bien un film qui ne fait qu'en imiter un autre, tout en maintenant que ce dernier existe réellement, l'effet choc se dissipe un peu.
Évidemment, malgré que l'on sache avoir affaire à une arnaque, il ne faut pas trop y penser si nous voulons bien nous immerger dans l'ambiance morbide de cet incontournable de Guinea Pig.
RÉSUMÉ: Un japonais samouraï au visage enfariné aidé par un complice à la caméra kidnappe une femme dans un parc en l'endormant au chloroforme. Une fois retraité dans sa tanière, le désaxé attache sa victime et lui injecte une drogue spéciale qui la mettra dans un demi-coma où toute douleur s'estompe, et où ne règne qu'un plaisir des sens.
Insistant sur le fait que la douleur devient un plaisir, le samouraï s'active et démembre méthotiquement sa victime, avec une lenteur bien mesurée. Les mains puis les bras et les jambes seront découpés. Le tueur s'évertuera ensuite à répandre les intestins de sa victime sur le lit, avant de la décapiter et de sortir ses yeux avec une cuillère, pour ensuite les cajoler en leur donnant de tendres baisers.

Notre psychopathe adoré nous montrera ensuite sa collection de morceaux humains où grouille de nombreux vers, et le petit film s'achèvera sur cet état de fait, laissant certains spectateurs déçus, et d'autres plus sensibles totalement décontenancés.
Les psychopathes tueurs en série ont un sens de l'esthétisme cinématographique relativement aiguisé, en plus d'être capable de produire des plans de caméra et des techniques de montage sur ce qui se passe pendant une agression réelle qui se passe en pleine rue.
Les membres arrachés peuvent faire de très jolis ornements sur les arrangements floraux.

Les poulets sont incroyablement effrayants! De plus, si l'on veut rendre une personne kidnappée complètement hystérique, inutile de la torturer: le sacrifice dudit poulet nourrira davantage ses cris.
Les mains coupées sont encore capables de donner des poignées de main.
Les épaules et les cuisses sont des garots naturels: en effet, le démembrement de toutes les extrémitées ne fait que répandre une quantitée limitée de sang, qui arrête de couler par elle-même au bout de quelques secondes.
Les yeux se mangent comme des spaghettis, en exerçant une succion sur le nerf optique.
Les incisions au ventre font saigner de la bouche.

Assistez à une MAGNIFIQUE scène de décapitation à l'extrême ralenti, voyant la tête arrachée voler dans les airs tel un fier faucon sur le point de fondre sur sa proie. Substituez la proie pour le plancher, et vous avez une reconstitution exacte des faits.
Voyez enfin un aquarium nouveau genre peuplé de mains et de pieds coupés. Beaucoup moins cher à nourrir et à entretenir, mais tout aussi divertissant (sinon plus... imaginez le pauvre pied avec le petit orteil coincé dans le filtreur!).
Entendez enfin le vrai bruit qui s'échappe d'un membre que l'on coupe: des sons de vêtements qui déchirent. Criant de réalisme.
Découvrez pourquoi il ne faut jamais se fier aux lombrics: ils se nourrissent non pas de feuilles, de racines et de débris végétaux, mais bien de CHAIR HUMAINE.
Discernez les confins de la folie débridée d'un homme, qui offre des introductions pittoresques à ses décapitations en prenant place devant une lampe bricolée avec des bouts de papier cellophane de couleur.
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Les effets spéciaux sont tout de même bien rendus, surtout si l'on pense à ce qui se faisait dans les années 80 et au budget global du film.
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Les acteurs réussissent à être crédibles, malgré la marge de manoeuvre plutôt mince. Cependant, il faut dire que la victime n'a pas grand chose à faire, sinon avoir l'air droguée et émetttre de petits gémissement lorsqu'elle se fait scier une jambe.
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Ce n'est pas rythmé. Même si c'était le but (imiter un "snuff", qui, par définition, est un film amateur d'une lenteur démesurée, ne comportant aucun sens du rythme ou esthétisme cinématographique), ça ne rend pas les choses plus palpitantes. C'est une chance que ça ne dure que 40 minutes, car ce n'est pas très divertissant.
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Une création tout de même bien réalisée qui finit par revêtir les caractéristiques d'un vrai film snuff, c'est-à-dire uniquement porté sur le choc et dénué de toutes attractions complémentaires. Bref, ça satisfait notre curiosité, mais ça ne suffit pas pour nous détourner du caractère unidimensionnel de l'oeuvre. Tout de même un des seuls films vraiment intéressant de la part de Guinea Pig, avec He never dies/Mermaid in a manhole.
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Résumé: Peut-on décapiter un poulet de manière plus lente?

Commentaires
Johnny Jazz
10 Avr. 2007, 17:02
Je veut dire, Salo et les AU ne m'ont pas choqué non plus, j'ai rit tout le
long des AU et je jetais des ''trop hot'' par moment, mais pour une
personne normale et je me mets a leur position, et bien ces plus
''choquants''.
Despote
10 Avr. 2007, 00:15
J'aimerais seulement rectifier un truc: un snuff, à la base, est un film où
quelqu'un se fait tuer pour vrai. C'est la définition (juste à voir le très
savant wikipédia).
C'est vrai que c'est très souvent accompagné d'un viol, mais c'est pas
systématique.
Du côté de Salo et les 120 journées de Sodome, je l'ai vu et ça ne m'a pas
semblé si pire que ça. Du moins, ça ne m'a pas choqué.
J'ignore par contre si c'est seulement dû au fait que je sois complètement
insensible.
Johnny Jazz
09 Avr. 2007, 22:23
En effet, Cookie dit vrai, mais pour revenir au film : Flower of Flesh and
Blood est définitivement le meilleur des Guinea Pig. Mais ce n'est pas le
film le plus dérangeant de l'histoire du cinéma. Salo ou les 120 jours de
Sodome ainsi que les August Underground sont beaucoup plus choquant
visuellement et réaliste que cela. Malgrès tout, Flower of Flesh and Blod
reste un bon film divertissant.
Cookie
09 Avr. 2007, 22:11
La réel définition d'un snuff c'est le film d'un viol à la fin du quel on
tue la victime. Y'a pas de viol la dedans.
...fallait que j'en parle.
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