Né de la troisième édition du "Project Greenlight", Feast avait tout pour me déplaire. D'abord, tout ce qui est issu de près ou de loin de la télé-réalité m'impose une méfiance tout à faire fondée sur sa qualité. Ensuite, je ne suis pas nécessairement encouragé en voyant les noms de Ben Affleck, Matt Damon et Wes Craven (entendons-nous, il ne produit plus que de la merde, et de la merde sans attrait qui ne provoque aucun amusement) associés au projet, compte-tenu du public cible et de ce que l'on cherche à rendre. Bref, le tout s'annonçait comme un film d'horreur nouveau genre fade et peu inspiré, bâti pour des pré-adolescents niais, facilement impressionnables et gobe-tout, qui n'allait que m'exaspérer de plus en plus jusqu'à ce que je casse le DVD en morceaux et maudisse mon achat à l'aveuglette.
Cela explique donc pourquoi j'ai été si agréablement surpris en voyant un monstre grotesque baiser frénétiquement avec une tête de chevreuil empaillée dans les premières minutes de ce qui s'avèra être un excellent divertissement!

Tuffy: Serveuse monoparentale qui se semi-prostitue au Boss Man dans l'espoir d'avoir un peu d'argent pour nourir son petit garçon. Ce choix s'avèrera inutile puisque le jeune en question sera dévoré par un monstre et vomit avec véhémence.

Bozo: Crétin du village qui verra la chance de prouver sa valeur en bravant de multiples dangers contres les créatures immondes qui grouillent un peu partout dans le bar. Il s'interrogera momentanément sur son statut lorsqu'il réalisera que c'est probablement le fait qu'il se mette volontairement dans des positions suicidaires qui lui procure ce fameux titre d'idiot de l'endroit...

Boss man: Homme à la mine patibulaire qui est sans merci, ne se gênant pas pour avouer qu'il se fout de la mort des autres. Se fera éclater le pied, trouer la main et déchiqueter au travers d'un plancher.

Hot wheels : Personnage victimisé par son handicap qui fera preuve de courage et de détermination malgré ses limitations. Il survivra, mais restera tout aussi infirme qu'au départ.
Beer guy: Grassouillet, suintant et dégoûtant, le Beer guy est persécuté à la hauteur de son pathétisme tout au long du film, alors qu'il pourrit de l'intérieur à l'indifférence de tous et qu'il se fait éclater la tronche avec brutalité par un des monstres.
Bartender: Aîné vulgaire aux boucles d'oreille douteuses qui sert de tenancier au bar. On lui annonce une mort horrible au début du film, et ce n'est pas du tout ce qui arrive. Je déteste être induit en erreur comme ça!
Héros: Introduit en grande pompe, notre héros ne fait malheureusement pas long feu, malgré une carte de personnage plutôt encourageante.
Héroïne: Femme du héros. Elle a la même attitude "kick ass" que ce dernier, mais en version femme, c'est à dire, amoindrie.

Coach: Motivateur professionnel qui n'est bon qu'à faire des gaffes, donner de mauvais conseils et... servir de bélier pour enfoncer des portes.
Grand-mère: Vieil épouvantail désséché à l'air blasé qui ne fait que boire tout au long du film, grand-mère reste indifférente aux morts et attaques qui surviennent autour d'elle, faisant ainsi office de spectatrice cynique. Rien n'indique si cela est lié ou non à sa fellation récente sur Mick Jagger.
Harley mom : Femme motard aux cheveux courts qui subit de nombreux sévices.
L'histoire est simpliste mais tout de même terriblement efficace: un type couvert de sang arrive en trombe dans un bar rempli de personnages stéréotypés et présente une tête de monstre arrachée, sommant tout le monde de barricader l'endroit, car un tas d'autres immondices du même acabit sont sur sa trace!
Pas d'introduction traînant en longueur, c'est tout de suite l'action! S'en suit alors un enchaînement d'attaques de monstres, de défenses des humains, de complications, de démembrements sanglants et d'explosions inutiles! Personne n'avait le goût de faire réfléchir avec ce film, et ça paraît.
Le plus hideux des hommes peut devenir un mannequin de défilé s'il porte les bons vêtements.
La nouvelle stratégie du gouvernement consiste à rendre les femmes tellement aigries que les soldats qui retournent à la maison n'ont qu'une envie: retourner se faire sauter le plus rapidement possible dans la première ligne des troupes d'Irak.
Les gens qui fréquentent des bars locaux n'ont pas de dents.
Il est possible de placer une boule de billard dans un angle qui la fera assurément aller vers un trou au prochain contact.
L'absence de peau dans le visage rend inexplicablement aveugle.
Les têtes de chevreuil empaillées dégagent des phéromones réveillant l'appétit sexuel des monstres en bas âge.
Avaler une vomissure inconnue parsemée d'asticots n'est pas de bon augure.
L'armée de terre utilise des torpilles.
Le nerf optique fait plus de 30 centimètres et se déroule comme une bobine de fil.
Les cocktails molotov n'explosent jamais.

Assistez au miracle de la reproduction chez les monstres, alors qu'une de ces ignominies de stade adulte dévore le cadavre de son enfant pour finir par digérer pendant une dizaine de secondes et le chier à deux reprises dans un tas de sable, le transformant ainsi en deux individus distincts. Dites-moi, si le tout était vraiment possible, il pourrait passer sa vie à manger ses enfants pour repeupler une planète entière...
Questionnez-vous sur l'état de santé d'un gros type qui reçoit deux salves de vomissures mutantes et qui passe les heures suivantes à pourrir de plus en plus, à voir sa peau changer de couleur et des asticots commencer à le couvrir. La scène où il se fait arracher un oeil entre deux lattes de bois n'a assurément pas aidé son état, faut-il le préciser...
Grimacez de douleur (et de dégoût) en voyant un pauvre monstre de faire coincer les organes génitaux dans un claquement de porte, puis se faire castrer et piétinner l'organe reproducteur jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une bouillie blanche et grumelleuse sur le sol. Je présume par contre qu'on ne se serait pas autant acharné sur le pénis en question s'il ne continuait pas à grouiller comme une truite en manque d'air une fois coupé...
Découvrez pourquoi il ne faut jamais se fier aux autres lors d'un sauvetage pathétique où la personne avec les clés ne fait que foutre le camp avec le véhicule salvateur, laissant tout le monde prisonnier d'une mort quasi-certaine. Cela me fait un peu penser à Return of the living dead...
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D'abord, le rythme trouvé au film est totalement génial. On sait dans quoi on veut s'embarquer, c'est à dire un film d'horreur léger et juste pour s'amuser à voir du sang et des situations tirées par les cheveux, alors on ne se confond pas en présentations ennuyantes. Les introductions de personnage, qui sont d'ailleurs très bien pensées (on voit un type pendant 5 secondes, puis on s'arrête et une carte de description avec le nom, les caractéristiques spéciales et les chances de survie du personnage apparaît), parviennent à faire commencer le film sur une note agréable, qui ne se relâche presque pas jusqu'à la fin.
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Le scénario est vraiment amusant, même s'il n'invente rien du tout. J'ai bien apprécié également qu'on utilise des avenues un peu vulgaires ou déplacées, malgré le contexte "politiquement correct" lié aux producteurs et à la télé-réalité.
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Les acteurs remplissent leur mandat et semblent tout à fait à l'aise dans l'univers impitoyable de Feast.
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Les monstres sont un peu décevant, en ce sens qu'ils sont peu montrés et que toutes les scènes les impliquant sont filmées à l'épaule et de manière frénétique. C'est un peu frustrant de n'entrevoir qu'une parcelle des combats à chaque fois. Probablement que ce serait corrigé dans une suite avec un peu plus de budget.
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Un film qui n'invente ni ne réinvente rien mais qui sait utiliser les clichés du genre pour dynamiser son déroulement et divertir le cinéphile. Une belle surprise.
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Résumé: Un supposé cadavre (qui est en fait une femme VIVANTE) se retrouve enrubannée dans des explosifs et laissée en pâture à une créature concupiscente.

Commentaires
Séb
27 Août 2007, 22:23
Tout ceci est exactement ce que je pense de ce film également. Violent,
drôle, rapide et ravageur. J'aime.
Johnny Jazz
27 Août 2007, 17:55
J'hésitais encore à me l'acheter, je pensais comme toi, mais après avoir lu
ta critique, je vais assurément l'acheter.
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