Critiques




   CHOPPING MALL


   21 MARS 1986


   JIM WYNORSKI


   BARBARA CRAMPTON


    1H17


    CENTRE D'HACHIS


    HORREUR/SCI-FI/SLASHER





 

 

 







N'ayant rien réalisé depuis 1990, Roger Corman a surtout poursuivi sa carrière de producteur, où il a supporté des projets comme Warlock, Carnosaur, Woman in cages, Piranha, Ilsa the tigress of Siberia et Dementia 13. Outre sa spécialisation récente sur les reptiles (Dinocroc, Raptor, Supergator), Corman est connu pour donner son appui à de petits projets, à des films de série B sans envergure qui risquent d'entacher sa réputation déjà peu enviable (hollywoodement parlant, entendons-nous).

En 1986, la même année où il travaille sans être crédité à financer House, Corman s'attaque à Chopping Mall, un film à budget modeste qui parvient à peine à remplir sa mission. On verra notamment des ombres de clients passer à quelques reprises devant l'objectif de la caméra, l'équipe ne pouvant vraiment se permettre de faire fermer un mail complet pendant plusieurs jours.

Malgré tout, les Killbots, indignes de même penser à faire une apparition à Robot Wars (vous savez, cette émission de télé où des robots faits maison se tapaient dessus...), ainsi que les nombreuses attaques au laser et le rythme plutôt satisfaisant du film lui ont rapidement conféré un statut culte.

Même si, à mon avis, cette réputation ne découle que de la tête qui explose...





Ferdy Meisel: Nerd des années 80 (c'est à dire un type très ordinaire à qui on fait porter de grosses lunettes rondes) qui devra démontrer sa virilité en se mettant dans un magasin de matelas devant tous ses amis. Il se dégonflera cependant et optera plutôt pour visionner Attack of the crab monsters à la télé.


Alison Parks: Pendant féminin de Ferdy qui sait manier les armes car elle a hérité des talents de Marine de son père dans ses gènes. Elle a également la particularité d'oublier de quelle jambe elle doit boiter.


Bourres-toi la face de spray-net beau brun!

Linda: Femme d'un garagiste qui connaît mieux la mécanique que ce dernier et qui aime mourir stupidement en courant VERS un laser aux propriétés destructrices.

Rick: Personnage cage-gueule qui voudra se venger de la mort de Linda en attaquant un robot à bord d'une voiturette de golf. Le tout se soldera par un électrisant échec.


Suzie: Pas nécessairement très futée, la copine de Greg décide de troquer le confort des conduits d'aération géants que les robots ne peuvent atteindre pour aller jouer à fabriquer des cocktails molotov avec des canisses de gaz.

Micheal: Fendant qui mâche une gomme pendant la quasi-totalité de son temps d'exposition à l'écran, ce qui le rend franchement irritant.


Leslie: L'autre moitié du couple mal aimé du film (avec Micheal) dont les mamelons sont énormes et dégagent une forte odeur de peperonni. Crève d'une explosion crânienne mémorable.


Les Robots: Trucs énormes et mal conçus qui semblent avoir le droit d'électrocuter ceux qui commettent des vols à l'étalage la nuit. Ils sont capables de stratégie, se cachant derrière des poutres pour surprendre les jeunes délinquants et couvrant même leurs traces lors d'un meurtre pour mieux réapparaître ensuite.






Le film s'ouvre sur un centre d'achat très typiquement "années 80". Les enfants se promènent sur des planches à roulettes multicolores, la restauration rapide est en pleine expansion (pas question encore de mettre de la salade chez Macdonald's, même si celle-ci contient du sucre), les garçons sont stupides et déboulent les escaliers roulants lorsqu'ils voient des belles femmes aux cheveux crêpés, le clavier est sur-utilisé dans toutes les musiques et la mode est d'un douteux légendaire.

Malgré toute cette joie de vivre, il y a quelque chose qui cloche: la présence de robots tueurs!


Ptuiiiii!

D'abord introduits dans un vidéo de présentation crétin, nos conserves à chenilles prennent ensuite réellement vie lorsque court-circuités par la foudre (ahhhh, cette foudre!). Ils en profiteront pour étrangler un scientifique au travers de sa revue.

Pendant que ces crapuleux gestes sont commis, une bande de jeunes travaillant aux quatre coins du mail (dont certains dans un restaurant au chef bedonnant beurré d'huile à moteur), ne pensant qu'à se tripoter, décide de passer la nuit en douce dans le mail pour baiser en gang dans un magasin de matelas. Pourquoi faillait-il que ça tombe exactement le premier jour de la mise en fonction des robots, ça, c'est tout un mystère!

Toujours est-il que c'est arrivé, et qu'on ne peut plus revenir en arrière! Les "Killbots" traqueront donc leurs jeunes proies dans des dédales de couloirs sertis de magasins, magasins qui, on le devinera, recèleront tous des fusils, des tanks à propane où des pompes à gaz qui pourront servir à griller leurs assaillants décocheurs de lasers.

Les filles sont reléguées un temps à faire des névroses dans les conduits d'aération, mais elles décideront pour une raison qui m'échappe de se mêler à l'action. Cela résultera en leur mort et entraînera certains garçons qui se débrouillaient bien jusque là vers la leur (dont une particulièrement douloureuse qui consiste en une chute de trois étages).

Voyant leurs rangs décimés, les jeunes décident donc de retraiter vers les étages supérieurs, où ils souhaitent pouvoir arrêter les ordinateurs centraux avant qu'il ne soit trop tard.





  • Les "3 stooges" étaient des robots.

  • Un ciel non couvert peut produire trois éclairs qui tomberont au même endroit, surtout si c'est pour atteindre un transformateur qui donnera vie à de la machinerie intelligente.

  • Les créatures venimeuses semblent être irrésistiblement attirées par les femmes qui se cachent.

  • On se contre-fout du fushia les vendredis soirs.

  • Barricader une porte avec des boîtes de carton vides est rarement efficace.

  • Les pots de peinture peuvent causer des explosions quasi atomiques.

  • Apparemment, les gens dans les films peuvent entendre la bande sonore et même battre la mesure.

  • Les revues scientifiques incluent un poster porno au centre afin de garder leur lectorat masculin en éveil.

  • Le vol à l'étalage devient exagéré lorsque les pillards en sont à trimballer une énorme boîte sous leurs vêtements.

  • Les lasers qui trouent les murs et font exploser les gens ricochent bêtement lorsqu'il s'agit de frapper un miroir.





  • Fondez en larmes devant le triste sort d'un concierge ramassant un paquet de merde qui est menacé par un Killbot et qui répond par la bouche de sa moppe, seulement pour être électrocuté par un petit fil fifon sorti du robot.


    Criante de réalisme, l'attaque des spaghettis bleus.

  • Découvrez pourquoi il est de mauvais augure de confier une canisse de gaz, un torchon et du feu à une femme, alors qu'une de nos héroïnes s'explose son cocktail en plein visage et crève brûlée vive. Je suis certain que même les robots l'on trouvé trop facile.

  • Assistez à une présentation très peu intéressante à propos d'un cambrioleur dans un mail qui brise une petite vitrine en pleine nuit pour ne prendre qu'un seul collier et qui se fait pincer par un robot qui le maîtrise "légèrement" en lui télégraphiant une décharge de 500 volts dans les fesses. Le maître de cérémonie nous montre ensuite que les employés seront protégés car le badge rend le robot inapte à commettre un acte de violence. S'il y avait un voleur dans l'auditoire, il sait quoi faire maintenant...

  • Voyez l'interminable élaboration d'un piège d'ascenseur sous toutes ses coutures, qui n'engendrera qu'un maigre 5 secondes de divertissement lors d'une plonge au propane vers les abîmes de la consommation.





  • Les personnages sont assez bien réussis. À la fois stupides, caricaturaux, nous parvenons rapidement à assimiler leur personnalité clichée, ce qui résulte en une perte de temps moindre.


    Justement, parlant de perte de temps amoindrie, le rythme est vraiment bien soutenu, ce qui procure un visionnement agréable. Les scènes s'enchaînent bien malgré la pauvreté du scénario et des effets spéciaux. Le film se réécoutera probablement assez bien dû à ce facteur.

    Les "Killbots" sont plutôt limités dans leurs attaques. Défoncer des vitrines, lancer des lasers, électrocuter, et ça s'arrête pas mal à ça. Il y a donc assez peu de surprises à en tirer. Malgré tout, la majorité des attaques sont acceptables.

    Peut s'avérer "trop" cliché pour certains, si bien que les manies caricaturales et le surjouage des comédiens peut vite devenir horripilant si c'est le cas.

    Nous nous trouvons ici en présence d'un opus peu approfondit qui n'exploite que deux choses: des personnages stupides et des robots répétitifs qui tuent. Malgré le fade de cette prémisse et le peu de moyen, le produit se digère bien grâce à un rythme fort travaillé et par des mises en situation diversifiées. Généralement peu intéressant, mais peut très bien remplir le mandat en dernier recours.





    Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

    Résumé: La classique scène d'explosion de la tête.




    Commentaires

    Elfie
    20 Oct. 2007, 14:48
    Tu as oublié les belles coupes de cheveux.
    Séb
    20 Oct. 2007, 12:26
    Des pichenottes de laser sur les foufounes avant la grande décharge dans la face, telle est l'attaque des robots grivois!
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