Hormis
Jurassic Park, il n'y a pas réellement de bon film contenant des lézards préhistoriques. Alors, en tant que cinéphiles avertis, il est impossible de croire que l'on se trouve face à une oeuvre de qualité lorsqu'un tyrannosaure mal foutu trône sur une pochette, surtout si le tout est accompagné de commentaires peu convaincants, comme des "I liked this movie", ou "It ain't no walk in the park".
Pas de traces du classique "4 étoiles sur 4" d'un journal quelconque, ni même un tonitruant "Terrific!", non, seulement des commentaires mitigés, probablement pris hors contexte. Décidément, personne n'a voulu donner de réelle chance à
Carnosaur en le louangeant partiellement. Personne ne s'est déplacé pour aller le voir, ni pour se le procurer, si j'en juge par le prix dérisoire d'une copie neuve du DVD.
Bref, pourquoi s'attarder sur
Carnosaur? Tout simplement parce que j'ai immédiatement été séduit par une prémisse constituée d'innombrables créatures venues du fond des temps (2) qui affrontent
quelques véhicules de construction. Ça s'arrête à ce simple état de fait. Un dinosaure qui affronte de la machinerie lourde.
Pouvait-on vraiment contourner quelque chose d'aussi génial?

"Doc" Smith:
Conducteur de poids lourds constamment ivre qui dégrisera d'un seul coup lorsqu'il se retrouvera enfermé dans un cachot de rayons lasers avec un T. Rex.
Écologistes: Groupuscule imbécile qui trouve pertinent de s'offusquer contre l'aplatissement de quelques butes de sable car cela altère le panorama originel qui servait de passage migratoire aux dinosaures il y a 16 millions d'années. Eux, les arbres, les petits phoques, les marais, ils s'en câlissent, mais ne touchez surtout pas aux dunes!
Ann "Trush": La "fille" du film qui fait parti du groupe des écologistes. Se fait carboniser au lance-flammes à la fin.

Le Shériff: Noir de service qui ne semble pas apprécier les oeufs au goudron qui contiennent des foetus de lézards.

Dr. Jane Tiptree: Scientifique folle à lier qui se voit offrir un contrat pour mener des expériences étranges à coups de millions de dollars sans droit de regard de la part des gestionnaires. Très réaliste.
Rex: Ce grand carnivore apprécie les sorties en grand air et se péter le crâne contre un mur en plâtre. Personnes à l'hygiène douteuse s'abstenir.
Le film débute sur une chaîne de montage qui torture des poulets et les décapite machinalement. Un peu de "stock footage" de la fabrique qui fournit PFK, sans doute...
Le tout sert évidemment d'introduction à ce qui va suivre. C'est que la docteure Jane Tiptree, qui a carte blanche dans ses expériences subventionnées par des méchants gouvernementeux malgré sa démence, a décidé d'user des poulets pour créer une espèce hybride qui transformera nos amis à plumes en divers dinosaures par infection cellulaire! Mais ce n'est pas tout! Elle a également conçu une fièvre étrange qui affecte les femmes et leur fait pondre des oeufs de bronchiosaure, qu'elles chient sur le plancher en laissant des traces visqueuses ou qu'elles voient leur sortir de la panse pour faire coucou.

Ça me rappelle un film, mais je ne sais plus lequel...
S'en suivra alors une série de scènes inutilement longues et d'attaques de dinosaures semi-divertissantes, qui comprennent notamment une décapitation dans un poulailler, un gars saoul qui passe bien près de se tirer dans le pied (littéralement), une poursuite dans un couloir parsemé de lasers coupants et de longs monologues scientifiques ennuyants.
La conclusion ne nous laissera pas sur notre faim, puisque le tyrannosaure n'affronte pas un mais DEUX "bobcats" en métal en saignant interminablement. Les héros, quant à eux, connaîtront une fin funeste plutôt abrupte mais définitivement hilarante!