Critiques




   BASKET CASE 3: THE PROGENY


   FÉVRIER 1992


   FRANK HENENLOTTER


    1H30


    PANIER EN OSIER 3: LE PIQUE-NIQUE


    HORREUR/COMÉDIE/BIZARRE





 

 

 







Cette critique pourrait vous apparaître dérisoire puisqu'elle rassemble des impressions sur un film constituant le troisième d'une série, alors que je n'ai en vérité vu que celui-là dans le lot.

Je me réveillais donc en plein terrain inconnu en appuyant sur la touche "play" de mon magnétoscope. Je ne ressentais peut-être pas les frissons de l'aventurier qui ouvre des sentiers dans la jungle à grands coups de machette dans la végétation, mais il y avait néanmoins un sentiment d'insécurité, une appréhension, une crainte insondable. Sur quoi vais-je bien pouvoir tomber?

Finalement, l'expérience s'est avérée positive, puisqu'arriver dans ce film fut tout un choc. Des mutants, une femme avec un monstre nichant dans ses entrailles, un homme cinglé se tricottant un amas de chair sur une côte... Bref, tout pour plaire! Heureusement, le film peut aisément se comprendre sans les deux autres, et d'après ce que j'ai lu, c'est probablement le plus déjanté des trois qui ont été fait, ce qui veut dire que je suis inconsciemment bien tombé!






Duane: Type problement atteint de problèmes psychologiques se réveillant à l'intérieur d'une maison où loge une famille de mutants. Il cherche à faire la paix avec son frère après qu'il ait tenté de se le coudre sur le corps.


Belial: Frère de Duane, Belial est une masse mutante informe, sans pilosité et sans peau humaine (en fait, il ressemble plutôt à une boule de caouthouc cabossée). L'histoire commence alors qu'il participe à une scène de sexe torride avec une masse mutante informe femelle.


Agrrrr.

Granny Ruth: Reprenant son rôle du deuxième film, la tante de Duane, Ruth, tente de faire tout ce qu'elle peut pour aider celui-ci à retrouver sa stabilité mentale.


Les mutants: Réfugiés monstrueux vivant sous la tutelle de Ruth.


Les policiers: Crétins qui espérent retirer un million de dollars pour la capture de Duane et de son frère. Pulvérisent la copine de Belial à la carabine avant de subir la revenge de celui-ci.


Shérif: Policier en chef de la ville, celui-ci devient impliqué dans l'affaire lorsque sa fille trouve la mort.

Opal: Fille du Shérif, prend son pied en jouant la dominatrice au fouet à l'endroit de prisonniers dangeureux.

Oncle Hal: Docteur à qui on amène la copine de Belial afin qu'il s'occupe de l'accouchement. Malheureusement, il est défiguré par Belial, qui a une phobie des médecins.


Little Hal: Fils adoptif de Oncle Hal et fils biologique de Granny Ruth, il a 16 bras et passe son temps à inventer des trucs qui ne servent à rien.





Duane, un homme d'une trentaine d'année, n'arrive pas à accepter que son frère Bélial, un mutant déformé autrefois greffé à lui, ait maintenant son indépendance. Alors que Duane tente de lui parler, il est mêlé malgré lui dans l'assassinat de sa copine tout aussi mutante et déformée, ainsi que dans l'enlèvement de ses enfants.

Alors qu'il est amené en prison, Duane n'a qu'à attendre le dénouement final, où Belial (maintenant robotisé!) et ses fils massacreront ce qui reste de la force policière de la petite ville.







  • Un orchestre de mutants ne peut qu'être traumatisant.


  • Certaines femmes vivent très bien avec le fait d'avoir une marionnette élisant domicile dans leur ventre.

  • Les créatures possédant 16 bras préfèrent inventer des machines à café saccadées qui renversent la moitié de la tasse sur le sol plutôt que de gagner leur vie dans des cirques ou comme chiropraticiens.

  • Les paniers en osier ont le fabuleux pouvoir de se retéléporter magiquement dans les caravanes en mouvement d'où ils tombent.

  • Il est possible pour une masse mutante informe de 1 pied de haut et d'un pied et demi de large d'avoir une portée de 12 enfants.

  • Les mutants naissent avec des dents, qui sont en plus déjà acérées.

  • Il existe un fétichisme de la domination de psychopathes incarcérés.

  • Il est possible de construire en une seule nuit un squelette métallique géant à multiples fonctions plus évolué que tout ce qui s'est déjà fait de semblable.

  • Les policiers des petites villes sont très professionnels: ils entrent par infraction, volent des bébés et tirent sur les gens sans préavis.

  • Les gens qui sont très forts nous tirent complètement la peau du visage au point où les yeux sortent de leur orbites et où la bouche se déchire lorsqu'ils nous étranglent.


  • Une personne humaine normalement constituée peut donner naissance à un mutant géant incapable de passer dans un cadre de porte.

  • Les monstres ont des rêves érotiques impliquant d'aguichantes humaines leur suçant les doigts.





  • Les premières scènes du film sont déjà mémorables. Le tout commence alors que Duane est sur le point d'avoir une relation sexuelle avec une femme qui a la particularité d'avoir un vers géant avec des dents qui réside à l'intérieur d'elle. Disons que une première fois au lit, ça prend par surprise. Surtout si le vers géant ne pratique pas de fellations.

  • Tout de suite après cela, la femme est poussée par la fenêtre, et Duane se coud son frère sur le corps, faisant gicler du sang partout dans la pièce et sur les petites poupées (d'ailleurs, sur une de celles-ci, la ligne de sang arrive pile pour lui faire une moustache). Disons que pour ceux qui se demandaient les conséquences éventuelles d'une psychose, vous en avez un exemple manifeste.

  • Toujours peu de temps après, nous voyons tous les mutants de la maison chercher Duane un peu partout. C'est vraiment quelque chose à voir, car tous ces mutants ont leur particularité et ils sont plutôt bien construits. Malheureusement, une fois qu'on les a tous analysés, l'intérêt se perd.

  • J'ai aussi bien aimé la manière dont a été fait le type à 16 bras. Malheureusement, il n'est impliqué dans aucune scène ne sortant trop de l'ordinaire. Peut-être parce que son costume pèse 800 lbs.


  • Les scènes les plus intéressantes sont à la fin, alors que les policiers se font tuer par Bélial dans son gros robot et par les petits, qui ont déjà un instinct meurtrier.






  • L'histoire, elle, est simpliste, mais comme elle implique des mutants de toutes sortes, cela la rend assez spéciale. Et, peut-être le gros avantage du film, on ne voit pas vraiment le temps passer, tant les situations s'enchaînent bien.

    Par contre, comme vous pouvez le constater, le film ne soulève pas les passions. Malgré sa qualité moyenne, il m'a laissé plutôt froid, de glace. On "n'embarque" pas facilement avec les personnages.

    Le gore est assez réussi, mais il n'est pas assez présent. J'ai été déçu que la plupart des mutants soient fifons et qu'ils ne tuent personne. Même que la plupart pleurent comme des mauviettes et sortent des mouchoirs en tissu lorsque les méchants policiers viennent semer la zizanie. Le film n'est en outre pas assez violent à mon goût, malgré ses monstres prometteurs.

    Malgré une myriade de mutants très originaux, le film ne parvient pas tout à fait à être réellement aimé. Une fois tous les monstres bien en vue, il n'y a d'autre choix que de se replier vers l'histoire, qui est correcte, mais sans plus. Le tout s'écoute tout de même relativement bien une fois et constitue un divertissement appréciable, mais il ne faudrait pas en attendre plus de Basket Case 3.





    Cliquez sur l'image pour visionner l'extrait.

    Résumé: Voilà un homme qui pourra enfin vérifier ses angles morts en tout temps....




    Commentaires

    C_Clop
    04 Oct. 2008, 15:34
    wow je me souviens avoir vu Basket Case 2, qui était assez mauvais d'ailleurs.
    mais me semblait que le mutant crevait à la fin du 2... mmmmm peut-être pas dans le fond.
    L'extrait est assez crampant par contre! C'est tellement évident que c un masque! hahahaha
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